En préambule de cet article, j’aimerais vous dire que je suis pour une culture vraie, naturelle et en harmonie avec la nature. Je vais donner envie aux adhérents à aimer la culture des bons produits . Dans notre parc, il n’y aura qu’une culture, celle de la connaissance qui est la seule chose que l’on peut dépenser sans compter!

Le vrai respect de la terre !

Travail de recherche et de questionnement
Jean Michel Thuillet, fondateur du projet naturoparc-reve et de l’association accte

Agriculture Naturelle, Biologique, Biodynamie, Agroforesterie, Permaculture, etc.

Quelles sont ces « nouvelles agricultures ».

Elles ne sont pas si nouvelles qu’on pourrait le dire. Certaines sont mêmes assez anciennes.
On peut les classer en quatre groupes :

  • L’agriculture traditionnelle
  • L’agriculture scientifique dont l’agriculture intégrée
  • L’agriculture simplifiée
  • Et les agricultures alternatives

Les Techniques Culturales Simplifiées (TCS) ou encore Technique de Conservation des Sols

Ce sont des méthodes de travail limitant le travail du sol. Les sols travaillés mécaniquement deviennent rapidement très pauvres en matière organique et la couche arable se réduit. Les TCS sont souvent une étape avant la conversion à l’agriculture de conservation. (Wikipédia)

Quelles diférences entre-elles !

Dans l’ordre chronologique de leur apparition.

  • L’agriculture traditionnelle est fondée sur l’observation empirique du paysan et sa confiance indéfectible en la tradition.
  • L’agriculture scientifique prend actuellement deux formes qui s’opposent : l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique. La première se caractérise essentiellement par l’usage de produits chimiques.
  • L’agriculture biologique industrielle opte pour des produits équivalents mais biodégradables.
  • L’agriculture ésotérique ou culture Biodynamique, fondée sur un savoir ni traditionnel ni scientifique mais, dans la plupart des cas, révélée par un intermédiaire entre les hommes et les forces occultes. Les plus en vogue sont certainement l’agriculture anthroposophique (encore appelée biodynamie) de Rudolf Steiner et la pratique New Age de la communauté de Findhorn, en Écosse, inspirée par Eileen Caddy.
  • L’agriculture naturelle, fondée d’abord par Masanobu Fukuoka sur l’imitation de la nature et la foi en son harmonie fondamentale, radicalement incompréhensible mais directement perceptible par l’intuition. Plusieurs formes existent : le jardin sauvage, le jardin en mouvement, le potager naturel à haut rendement (dit aussi productif), le verger naturel (3-D

Pour en savoir plus sur l’agriculture naturelle :

Lire entre beaucoup d’autres :

Masanobu Fukuoka, La révolution d’un seul brin de paille : introduction à une agriculture sauvage, Ed. Guy Trédaniel, 2005
Gilles Clément, La sagesse du jardinier, Ed L’oeil neuf, 2004
Gertrud Franck, Cultures associées au jardin, Maison Rustique, 1992
Joseph Pousset, Traité d’agroécologie, France Agricole, 2012.

Un des problèmes pour les classer est que, depuis quelques années, chacun prend des idées chez les autres : par exemple, l’agriculture scientifique cherche des idées dans l’agriculture traditionnelle, ce qui produit l’agroforesterie ou l’agroécologie. De même, la permaculture a toujours pioché des idées un peu partout…

Et cette fameuse permaculture ?

La permaculture, on en parle beaucoup. En quoi, est-ce qu’elle est différente ou semblable à l’agriculture naturelle ?

La permaculture n’est pas en soi une nouvelle réflexion agronomique. On n’y trouve aucune innovation agricole. Elle prend des idées partout – dans l’agriculture naturelle, dans l’agriculture biologique anglaise, etc. – et propose un projet de société globale. Bill Molisson n’est pas agronome. C’est un professeur australien de sciences liées à l’environnement, qui a « inventé » un modèle de société à l’époque de la guerre au Vietnam pour sortir de ce qu’il considère comme une impasse : pollution, guerres, destruction des relations humaines traditionnelles et ainsi de suite. Il veut une écologie « systémique », une solution technique et rationnelle qui pourra s’appliquer partout dans le monde.

Du coup la perma se rapproche beaucoup de l’agriculture naturelle !

En fait, Bill Molisson ne savait pas vraiment comment faire, et il est tombé sur les travaux de Fukuoka, justement. Il trouvait que ça illustrait parfaitement ses idées.

Ensuite, différentes personnes s’en sont emparé et ont ajouté d’autres idées, comme Emilia Hazelip en France, qui a introduit la spirale d’aromatiques et les buttes auto fertiles.

Manasobu Fukuoaka

Et l’agriculture naturelle ?

L’agriculture naturelle de Fukuoka est radicalement différente dans ses méthodes comme dans sa philosophie, malgré les emprunts de Molisson. Il n’y a pas de système, on ne cherche pas à adapter la nature à son « design ». Au contraire, on s’adapte aux lois de la nature. Pour Fukuoka, qui, ne l’oublient pas, est un Oriental, on progresse en imitant la nature. C’est comme cela qu’on s’approche des forces naturelles. Sur le plan philosophique, on est donc à l’opposé de la permaculture.

Sur le plan strictement agricole, y a-t-il une différence importante entre les deux ?

La permaculture nécessite un travail manuel extrêmement important et un entretien incessant. De ce fait, elle n’est pas envisageable à grande échelle.

L’agriculture naturelle, sans buttes ou autres constructions de ce type, sans labour, sans ajout d’engrais, ne demande pas autant de travail. Fukuoka explique comment cultiver des céréales sur plusieurs hectares avec son système.

Et sur le plan humain ?

La permaculture et l’agriculture naturelle s’opposent. La permaculture correspond à une mentalité urbaine, elle satisfait un besoin d’identité et se limite souvent à un mode de vie communautaire basée sur l’auto-suffisance. Ce n’est pas rentable. Sans les subventions et le travail de formation à côté, de nombreux projets ne pourraient pas survivre économiquement. L’agriculture naturelle vise à retrouver un mode de vie traditionnel, villageois, mais avec les apports de l’agronomie moderne. Elle a une dimension spirituelle qui manque à la permaculture.

… Et je pourrais terminer avec cette phrase.

L’idée fondamentale de l’agriculture naturelle est que la nature doit rester libre de toute ingérence et intervention humaines.


Accte

Guide Composteur | Conseiller en nutrition | Amoureux de la nature. Adhérent au WWF. Je soutien aussi LPO

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