Le tout en 1 : La lombriculture !

La technique du lombricompsotage consiste en la valorisation de déchets organiques par des vers de terre. Pour rendre cette technique possible, les vers composteurs sont élevés afin qu’ils puissent transformer des matières organiques et des biodéchets ménagers en engrais naturel. C’est donc la digestion des déchets par les vers qui permet de produire le lombricompost : un engrais naturel.

Je vous avais parlé dans un précédent article du recyclage de nos déchets alimentaires. Nous pourrions développer sur notre territoire la pratique du lombricompost.

Notre objectif serait de développer cette technique de fertilisant naturel à moyenne/grande échelle.

Déchets organiques ménagers

Ce produit final serait destiné à tous les acteurs de l’agriculture bio et raisonnée. Du jardinier aux collectivités en passant par les maraîchers ou les agriculteurs. Utile aussi bien pour prendre soin de potagers que des terres agricoles et des espaces verts. Ce produits permettrait aussi bien d’accroître la production agricole que l’entretien des sols. Une démarche qui s’inscrit pleinement dans la transition de notre modèle agricole.


La lombriculture, alternative aux produits phytosanitaires

Cette culture et la fabrication d’un engrais naturel apparaît alors comme une alternative durable aux intrants chimiques et aux produits phytosanitaires. D’autant plus que ces bio-engrais ont une double action. D’une part, cela assure la productivité des sols et favorisera les cultures, d’autre part, les bio-engrais agissent également sur la qualité des sols.

La lombriculture produit finalement le biohumus, c’est ce qui va agir sur les cultures. Parallèlement, le biohumus augmenterait la rétention d’eau et pourrait alors réduire les besoins en eau pour les cultures. Enfin, ces engrais joueraient un rôle de phytoremédiation* et régénéreraient les sols afin de booster la croissance des plantes.

Avec cette technique nous pourrions réduire l’utilisation des produits phytosanitaires dans les cultures pour favoriser les productions agricoles mais surtout sans détériorer les sols. En somme, ces produits permettent de tendre vers l’agroécologie*, c’est-à-dire, vers une gestion durable de l’agriculture nationale.

*La phytoremédiation est une technique de dépollution des sols, de l’eau ou de l’air en utilisant des algues, champignons ou plantes. Exemples et définition de cette technique agroécologique et de ses perspectives en matière d’agriculture durable.
*Il s’agit d’une philosophie permettant de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes.