Dans le mix des émissions de CO2, on estime que 30% proviennent des usines thermiques de combustion d’hydrocarbure.

Le cycle d’Allam : un procédé révolutionnaire

Les usines thermiques traditionnelles utilisent la vapeur d’eau pour faire tourner les turbines productrices d’électricité.

L’usine de Net Power repose, elle, sur un nouveau procédé baptisé cycle d’Allam – d’après le nom de son créateur, Rodney John Allam, chimiste anglais ayant travaillé dans l’industrie pétrolière et collaboré à de nombreux travaux sur la capture carbone.

Ce procédé n’utilise pas la vapeur comme fluide de travail mais du CO2 pur sous haute pression, récupéré lors de la combustion du gaz naturel. Ce cycle de transformation est si efficace qu’il permet de produire 0,8 unité d’électricité pour chaque unité d’énergie contenue dans le gaz naturel, alors que les standards de l’industrie se situent plutôt à 0,6 !

Nous parlons donc d’une énergie qui est à la fois propre et peu coûteuse !

Ajoutez à cela que le cycle d’Allam ne nécessite pas d’eau pour refroidir ses systèmes, que ses sous-produits sont constitués uniquement d’eau et de CO2… En deux mots, le cycle d’Allam résoudrait la quadrature du cercle de la production d’énergie…

Voilà qui paraît trop beau pour être vrai… Comment est-ce possible ?

Le secret du cycle d’Allam est de porter le dioxyde de carbone à son état “supercritique” pour le réinjecter dans la chambre de combustion.

N’importe quelle matière peut se trouver à l’état solide, liquide ou gazeux en fonction des conditions de température et de pression. Bien.

Mais alors l’état supercritique ? Il s’agit d’un état à mi-chemin entre le gazeux et le liquide. Il est atteint à des pressions et des chaleurs très élevées. Tout l’enjeu du système d’Allam est de maintenir le gaz dans cet état. C’est alors que l’usine atteint les meilleurs rendements.

Ce qui est absolument extraordinaire dans ce procédé de production d’électricité c’est qu’il ne cherche pas à réduire les émissions de CO2, il utilise au contraire le gaz à effet de serre à fond pour optimiser sa capacité de production.

Non seulement avec ce procédé le coût n’augmente pas mais au contraire il baisse !

Une électricité à bas coût et non polluante.

Net Power affirme pouvoir produire de l’électricité à environ 42 $ le mégawatt/heure (Mwh). A titre de comparaison, sachez que les champions des coûts de production d’électricité sont l’éolien et le solaire qui peuvent respectivement descendre jusqu’à 32 $ et 50 $ le Mwh. Mais ces deux énergies renouvelables posent d’autres problèmes, notamment celui de ne pas pouvoir moduler leur production et d’être dépendant des aléas climatiques. Côté nucléaire, un Mwh coûte environ 97 $ avec tous les problèmes que nous connaissons.

Net Power affirme même pouvoir descendre à 20 $, considérant que les sous-produits de la production d’électricité sont commercialisables. Sans parler des subventions publiques…

“Si la technologie fonctionne comme prévu, elle pourrait vraiment changer la donne” commente Jesse Jenkins, chercheur à la MIT Energy Initiative.Evidemment, rien n’est encore fait et l’histoire de la recherche en capture carbone est parsemée d’échecs aussi bien techniques qu’économiques.

Soyons clairs : nous ne sommes pas sur des énergies renouvelables à strictement parler, mais sur une manière de réduire les émissions de gaz à effet de serre de la production d’électricité traditionnelle, tout en améliorant les rendements.

Le véritable passage en production de la technologie de Net Power est prévu pour 2021, mais il reste encore beaucoup d’inconnues sur le chemin de cette innovation.

Vous pouvez compter sur nous pour identifier les valeurs boursières qui vous permettront d’en profiter, si jamais le prototype faisait ses preuves. Ce pourrait être un véritable geyser de liquidités…

Pour continuer dans le dossier, je vous laisse aller voir ces informations très utiles.
https://opportunites-technos.com/capture-co2-air-piste-rentable-energies-vertes/

Transformation du CO² en carburant propre.

Si l’innovation de Qian Wang et de l’équipe de l’université de Cambridge s’avère déclinable à grande échelle, le radiateur géant sur lequel nous vivons pourrait être progressivement baissé.

La récolte d’énergie solaire pour convertir le CO2 en combustibles chimiques est une technologie prometteuse pour réduire les niveaux croissants de CO2 dans l’atmosphère et alléger la dépendance mondiale aux combustibles fossiles.” Ainsi débute l’article récemment publié par des chercheurs de la prestigieuse université de Cambridge dans la tout aussi respectée revue Nature. La suite est encore plus intéressante puisque l’équipe dirigée par le professeur Erwin Reisner annonce purement et simplement avoir créé une feuille de 20 cm² agissant comme un photocatalyseur. Tout cela n’est pas très clair ? Disons pour résumer que cette invention serait capable, par un principe de photosynthèse, de produire un carburant propre à partir de la lumière du soleil, de l’eau et du dioxyde de carbone, rejeté en masse dans l’atmosphère par les activités humaines.
https://t.co/vC211fNt7y?amp=1

Retour aux cours de physique. Si votre mémoire est bonne, le principe de la photosynthèse vous évoque forcément quelque chose. C’est ce même principe qui permet aux plantes de transformer la lumière en énergie nutritive. Par un principe d’addition (avec notamment l’eau, le CO2), ces végétaux parviennent à ingérer le gaz carbonique pour “recracher” l’oxygène propre que nous respirons et sans lequel, pour aller droit au but, rien ne serait possible. C’est en s’inspirant de ce processus naturel que l’équipe de Cambridge vient de dévoiler une feuille reproduisant le même mécanisme. Difficile de ne pas penser aux applications possibles à grande échelle puisque ce catalyseur permettrait de recycler les millions de tonnes de CO2 générées quotidiennement, et en grande partie responsables du réchauffement climatique.

nuage, ciel, La technologie, blanc, Horizon, lumière du soleil, Matin, fumée, crépuscule, soir, bleu, industrie, électricité, serre, énergie, Tours, la pollution, Co2, soufre, les industries, des gaz, dioxyde, centrale électrique, Atmosphère de la terre, Structure extérieure

Comme pour la photosynthèse, la feuille prototypée n’a besoin que de lumière solaire, de dioxyde de carbone (CO2) et d’eau. Aucune alimentation électrique n’est nécessaire. En termes de vertus écologiques, l’invention se pose là. De quoi permettre aux chercheurs d’affirmer que ce photocatalyseur est “sans fil”, c’est-à-dire utilisable sans alimentation autre que celles disponibles à l’état naturel.

Une nouvelle feuille de photos développée à l'Université de Cambridge convertit le dioxyde de carbone et l'eau en carburants utilisables

Pour l’heure, le procédé n’a été testé (et validé) qu’en laboratoire, mais les chercheurs de Cambridge affirment qu’il est parfaitement envisageable de reproduire l’expérience puissance 1000, avec de vastes champs de feuilles de plusieurs mètres, à la manière des fermes solaires ou des parcs à éoliennes. Il est évidemment encore trop tôt pour espérer une date d’industrialisation de cette technique bio-mimétique mais comme chacun sait, il y a urgence. Selon l’association Respire, le dioxyde de carbone représente à lui seul 77% des émissions de gaz à effets de serre d’origine humaine (transport, chauffage, etc). Autant dire que ces feuilles permettraient de tourner la page, après deux siècles d’industrialisation irréfléchie.


Accte

Guide Composteur | Conseiller en nutrition | Amoureux de la nature. Adhérent au WWF. Je soutien aussi LPO

error: Ce contenu est protégé
%d blogueurs aiment cette page :