En quoi consiste la « végétalisation ?

Une végétalisation consiste en un ensemble d’opérations visant à recouvrir un site de végétation, herbacée, arbustive ou arborescente. la végétalisation ou le verdissement est un terme commun dont le but est la plantation et la sélection appropriées des plantes sur ou à proximité de bâtiments et dans les parcs.

La végétalisation correspond à :

Un processus naturel de résilience écologique passant par une re-colonisation spontanée par une flore pionnière (algues, mousses, lichens, graminées, légumineuses, etc.) puis secondaire évoluant vers un stade théorique climacique, en passant par la restauration d’une succession écologique normale,
Un processus volontaire de replantation et de reconstruction du sol des terrains perturbés par l’homme ou suite à une catastrophe naturelle, on parle aussi de végétalisation des toitures et terrasses dans l’architecture.

IMPACTS SUR LE CLIMAT ET L’ENERGIE

PARAMETRESEFFETS
OMBRES DES ARBRES+ Diminution des températures locales (de 1 à 5°)
+ Réduction de la qualité d’énergie solaire reçue par les bâtiments
+ Baisse des coûts de climatisations
– Augmentation des coûts de chauffage en hiver si arbres à feuilles pérennes. Meilleure baisse globale des coûts énergétiques en plantant une majorité d’arbres à feuilles caduques.
EFFETS BRISE-VENT DES ARBRES+ Effet isolant : Réduction du taux d’infiltration de l’air froid extérieur et de la perte de chaleur vers l’extérieur.
+Réduction des apports énergétique pour le chauffage des bâtiments, meilleur avec des arbres (haies) à feuilles pérennes.
EVAPORATION (Végétalisation rase des pelouses et arbres)+ Rafraîchit l’air dans les espaces verts non ombragés (effet 2x moindre que l’ombre des arbres)
SUPERFICIE DE L’ESPACE VERT+ L’effet rafraîchissant augmente avec la superficie de l’espace vert.
+ Des espaces verts de plus petite surface peuvent aussi contribuer efficacement au rafraîchissement de l’air.
+ De petits espaces verts (10 ares), séparés d’intervalles suffisants (200 m) pourraient avoir une action globale plus efficace par rapport aux grands parcs.
TOITURES ET MURS VEGETALISES+ Rafraichissement de l’air environnant (sur les toits et dans les rues) par les plantes grimpantes sur les bâtiments (vignes, lierre)
+ Atténuation des pics de températures estivaux au niveau des façades (de 4 à 6°).
+ Effet isolant : rafraîchissement de l’intérieur des bâtiments par les plantes grimpantes (vigne, lierre)

IMPACT SUR L’EFFET DE SERRE

PARAMETRESEFFETS
PHOTOSYNTHESE+ Réduction des émissions de polluants liées aux chauffages et climatisation.
– Parmi les espèces les plus efficaces pour la séquestration du CO² (35 % des quantités de CO²* piégés), figurent des espèces indésirables et hautement invasives.
EMISSIONS DE COMPOSES CHIMIQUES– Contribution indirecte à l’augmentation de l’effet de serre à cause des émissions de terpènes (COV* donc précurseur d’ozone, qui est un gaz à effet de serre).

IMPACT SUR LA QUALITE DE L’AIR

PARAMETRESEFFETS
REGULARISATION DES TEMPERATURES DES BÂTIMENTS+ Réductions des émissions de polluants liées aux chauffages et climatisation
ENTREE DES POLLUANTS GAZEUX VIA LES STOMATES 0 LA SURFACE DES FEUILLES+ Absorbation du NO²* par les herbacées, arbuste et arbres mise en évidence en laboratoire (espèces à feuilles caduques plus efficaces).
+Effet faible mais significatifs de la présence d’arbres sur la diminution des NOx* en milieu réel (site exposé au trafic routier)
+ Absorption des COV* oxygénés par les arbres à feuilles caduques (par ex : peuplier), mesurée dans plusieurs écosystèmes : absorption plus rapide dans les forêts denses et au niveau de la canopée. à feuilles caduques (par ex : peupliers), mesurée dans
ACCUMULATION DES PARTICULES SUR LES FEUILLES+ Piégeage des particules ( ex : mélèze, pin, cyprès, épicéas) mais aussi les feuillus (ex : érable, peuplier, chêne vert, alisier blanc). Les conifères et arbres à feuillage persistant seraient plus efficaces.
+ Fixations des PM10*, PM2,5* et particules ultrafines par la végétations herbacée.
+ Contributions potentielle de la végétation grimpante (lierre) sur les façades et des toitures végétalisées (herbacées pour le piégeage des particules.
EMISSION DE COMPOSES CHIMIQUES ET AERO-CONTAMINANTS– Emissions de terpènes variable selon les espèces végétales (les conifères par exemple émettent plus de terpènes). Les terpènes sont des précurseur d’ozone, polluant secondaire oxydant et phytotoxique.
– Emission de pollens +/- allergisants selon les espèces végétales. Or 10% de population française est atteinte de pollinose*.

AMENAGEMENT VEGETALE ET GESTION DE LA VEGETALISATION EN VILLE
– Selon leur densité de plantation et leur morphologie, les arbres peuvent altérer l’écoulement de l’air dans les rues, ce qui concentre la pollution.
– Usage de produits phytosanitaires pour l’entretien de la végétation urbaine.
EFFET BISE-VENT DES ARBRES-Diminution des infiltrations d’air dans les bâtiments : concentration des polluants de l’air intérieur.
Sources : Atmo, Internet

*NO² = dioxyde d’azote
*CO² = dioxyde de carbone
*NOx = Oxyde d’azote (mélange d’oxygène et d’azote)
*PM10 = Objectif de qualité PM10 : 30 µg/m3 en moyenne annuelle.
*PM 2,5 = Pour les PM2,5, il n’y a pas de réglementation. L’Union européenne a fixé son objectif de qualité à 20μg/m3 en moyenne sur l’année. Le Grenelle de l’environnement souhaitait arriver à 15μg/m3. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande, elle, une valeur de 10 μg/m3.
*COV = Composé organique volatil (hydrocarbures, solvants,….)
*Pollinose = Allergies aux pollen


Accte

Guide Composteur | Conseiller en nutrition | Amoureux de la nature. Adhérent au WWF. Je soutien aussi LPO

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