Catégorie : Espaces Verts

Jardins secs, composé de plantes rustique qui ne demandent aucun apport en eau pour vivre comme succulent cactus, plantes exotiques et autres | Jardins floraux | Jardins potager, où seront cultivés légumes nouveaux et anciens exclusivement en semence reproductibles et sans aucune variété hybride ou transgénique. | Jardin verger, composé de fruitiers et petits fruits | Jardin aquatique et mare pédagogique | Jardin aromatique | La foresterie | La végétalisation | La biodiversité

Nos Jardins et ses Cultures.

En préambule de cet article, j’aimerais vous dire que je suis pour une culture vraie, naturelle et en harmonie avec la nature. Je vais donner envie aux adhérents à aimer la culture des bons produits . Dans notre parc, il n’y aura qu’une culture, celle de la connaissance qui est la seule chose que l’on peut dépenser sans compter!

Le vrai respect de la terre !

Travail de recherche et de questionnement
Jean Michel Thuillet, fondateur du projet naturoparc-reve et de l’association accte

Agriculture Naturelle, Biologique, Biodynamie, Agroforesterie, Permaculture, etc.

Quelles sont ces « nouvelles agricultures ».

Elles ne sont pas si nouvelles qu’on pourrait le dire. Certaines sont mêmes assez anciennes.
On peut les classer en quatre groupes :

  • L’agriculture traditionnelle
  • L’agriculture scientifique dont l’agriculture intégrée
  • L’agriculture simplifiée
  • Et les agricultures alternatives

Les Techniques Culturales Simplifiées (TCS) ou encore Technique de Conservation des Sols

Ce sont des méthodes de travail limitant le travail du sol. Les sols travaillés mécaniquement deviennent rapidement très pauvres en matière organique et la couche arable se réduit. Les TCS sont souvent une étape avant la conversion à l’agriculture de conservation. (Wikipédia)

Quelles diférences entre-elles !

Dans l’ordre chronologique de leur apparition.

  • L’agriculture traditionnelle est fondée sur l’observation empirique du paysan et sa confiance indéfectible en la tradition.
  • L’agriculture scientifique prend actuellement deux formes qui s’opposent : l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique. La première se caractérise essentiellement par l’usage de produits chimiques.
  • L’agriculture biologique industrielle opte pour des produits équivalents mais biodégradables.
  • L’agriculture ésotérique ou culture Biodynamique, fondée sur un savoir ni traditionnel ni scientifique mais, dans la plupart des cas, révélée par un intermédiaire entre les hommes et les forces occultes. Les plus en vogue sont certainement l’agriculture anthroposophique (encore appelée biodynamie) de Rudolf Steiner et la pratique New Age de la communauté de Findhorn, en Écosse, inspirée par Eileen Caddy.
  • L’agriculture naturelle, fondée d’abord par Masanobu Fukuoka sur l’imitation de la nature et la foi en son harmonie fondamentale, radicalement incompréhensible mais directement perceptible par l’intuition. Plusieurs formes existent : le jardin sauvage, le jardin en mouvement, le potager naturel à haut rendement (dit aussi productif), le verger naturel (3-D

Pour en savoir plus sur l’agriculture naturelle :

Lire entre beaucoup d’autres :

Masanobu Fukuoka, La révolution d’un seul brin de paille : introduction à une agriculture sauvage, Ed. Guy Trédaniel, 2005
Gilles Clément, La sagesse du jardinier, Ed L’oeil neuf, 2004
Gertrud Franck, Cultures associées au jardin, Maison Rustique, 1992
Joseph Pousset, Traité d’agroécologie, France Agricole, 2012.

Un des problèmes pour les classer est que, depuis quelques années, chacun prend des idées chez les autres : par exemple, l’agriculture scientifique cherche des idées dans l’agriculture traditionnelle, ce qui produit l’agroforesterie ou l’agroécologie. De même, la permaculture a toujours pioché des idées un peu partout…

Et cette fameuse permaculture ?

La permaculture, on en parle beaucoup. En quoi, est-ce qu’elle est différente ou semblable à l’agriculture naturelle ?

La permaculture n’est pas en soi une nouvelle réflexion agronomique. On n’y trouve aucune innovation agricole. Elle prend des idées partout – dans l’agriculture naturelle, dans l’agriculture biologique anglaise, etc. – et propose un projet de société globale. Bill Molisson n’est pas agronome. C’est un professeur australien de sciences liées à l’environnement, qui a « inventé » un modèle de société à l’époque de la guerre au Vietnam pour sortir de ce qu’il considère comme une impasse : pollution, guerres, destruction des relations humaines traditionnelles et ainsi de suite. Il veut une écologie « systémique », une solution technique et rationnelle qui pourra s’appliquer partout dans le monde.

Du coup la perma se rapproche beaucoup de l’agriculture naturelle !

En fait, Bill Molisson ne savait pas vraiment comment faire, et il est tombé sur les travaux de Fukuoka, justement. Il trouvait que ça illustrait parfaitement ses idées.

Ensuite, différentes personnes s’en sont emparé et ont ajouté d’autres idées, comme Emilia Hazelip en France, qui a introduit la spirale d’aromatiques et les buttes auto fertiles.

Manasobu Fukuoaka

Et l’agriculture naturelle ?

L’agriculture naturelle de Fukuoka est radicalement différente dans ses méthodes comme dans sa philosophie, malgré les emprunts de Molisson. Il n’y a pas de système, on ne cherche pas à adapter la nature à son « design ». Au contraire, on s’adapte aux lois de la nature. Pour Fukuoka, qui, ne l’oublient pas, est un Oriental, on progresse en imitant la nature. C’est comme cela qu’on s’approche des forces naturelles. Sur le plan philosophique, on est donc à l’opposé de la permaculture.

Sur le plan strictement agricole, y a-t-il une différence importante entre les deux ?

La permaculture nécessite un travail manuel extrêmement important et un entretien incessant. De ce fait, elle n’est pas envisageable à grande échelle.

L’agriculture naturelle, sans buttes ou autres constructions de ce type, sans labour, sans ajout d’engrais, ne demande pas autant de travail. Fukuoka explique comment cultiver des céréales sur plusieurs hectares avec son système.

Et sur le plan humain ?

La permaculture et l’agriculture naturelle s’opposent. La permaculture correspond à une mentalité urbaine, elle satisfait un besoin d’identité et se limite souvent à un mode de vie communautaire basée sur l’auto-suffisance. Ce n’est pas rentable. Sans les subventions et le travail de formation à côté, de nombreux projets ne pourraient pas survivre économiquement. L’agriculture naturelle vise à retrouver un mode de vie traditionnel, villageois, mais avec les apports de l’agronomie moderne. Elle a une dimension spirituelle qui manque à la permaculture.

… Et je pourrais terminer avec cette phrase.

L’idée fondamentale de l’agriculture naturelle est que la nature doit rester libre de toute ingérence et intervention humaines.

Gros potentiel de l’agriculture semi-urbaine

Dans le cadre de nos projets, nous avons les jardins partagés. Et en terme d’autonomie et de régulation d’impact environnemental, nous serions au top !

Production de nourriture, assainissement et rafraîchissement de l’air, diminution de l’impact des inondations, captation d’azote : les nombreux avantages de l’agriculture urbaine et semi-urbaine viennent d’être quantifiés par des chercheurs chinois et américains.

LÉGUMES. Je crois que c’est Alphonse Allais qui disait. Il ne faut pas installer les villes à la campagne, mais il avait tort, au contraire il faut mettre la campagne à la ville. C’est la conclusion qu’on peut retirer de l’étude menée par des chercheurs de l’Université Tsinghua de Pékin et des universités américaines de Berkeley (Californie) et d’Arizona que vient de publier Earth’s Future. Ce travail mené à partir de Google Earth révèle qu’entre 367 000 km² (hypothèse basse) et 641 000 km² (hypothèse haute) d’espaces insérés dans les villes du monde entier pourraient servir à produire des légumes.

Jusqu’ici, la production agricole au sein du tissu urbain avait fait l’objet d’évaluations sommaires. Des études récentes affirmaient ainsi que 36% des surfaces des villes servaient à produire de la nourriture. La nouvelle étude pense que ce chiffre est surestimé par le fait qu’il inclut des zones de banlieues lointaines dédiées au maraîchage et des espaces verts improprement classés en zone agricole. Pour éviter ces imprécisions, les chercheurs ont utilisé Google Earth pour bien préciser l’usage des zones non bâties au sein des villes afin notamment d’en écarter les espaces récréatifs. C’est ainsi qu’ils arrivent à une évaluation plus précise bien que la fourchette reste extrêmement large. Pour la première fois cependant, l’agriculture urbaine repose sur une vraie définition. L’étude considère en effet le potentiel des façades et des surfaces verticales à accueillir des cultures, les toits et les espaces vacants.

Les façades, les toits et les terrains vagues deviennent productifs

SERVICES. Que peut-on planter sur ces espaces ? Et pour quel bénéfice ? Les chercheurs ont classé les plantes en trois catégories. La première regroupe les cultures les plus adaptées à la ville : légumes secs, légumes racinaires (carottes, navets, pommes de terre), choux et épinards. La seconde, celles qui posent plus de problèmes : les arbustes fruitiers et les légumes moins nourrissants comme les tomates et les laitues. Enfin, la troisième catégorie est celle des cultures les moins adaptables : les grands arbres fruitiers (pommiers, poiriers, citronniers), les cultures intensives comme le tournesol ou le colza. Les chercheurs ont ensuite défini pour chaque pays les cultures les plus adaptées pour en tirer une évaluation de production et de revenus. C’est ainsi qu’ils arrivent à un total de 100 à 180 millions de tonnes de nourriture produites tous les ans. C’est peu au regard des 6500 millions de tonnes de végétaux récoltés tous les ans dans le monde, selon les décomptes de la FAO. Mais pour certaines plantations comme les légumes secs et racinaires, l’agriculture urbaine pourrait remplir jusqu’à 10% des besoins. Au total, elle générerait entre 65 et 122 millions d’euros de revenus.

Au-delà de l’alimentation, les plantations en ville remplissent d’autres services dits écosystémiques : rafraîchissement de l’air et dépollution, lutte contre les inondations, captation d’azote, économies d’énergie. Ainsi, en réduisant le transport des marchandises et en isolant les bâtiments, l’étude retient qu’une facture de 125 milliards d’euros en électricité et carburant serait économisée. En rafraîchissant l’atmosphère des villes, les plantations feraient également gagner 4,5 milliards d’euros. Au total, cette activité pourrait rapporter entre 75 et 150 milliards d’euros par an.

Et juste pour le plaisir des yeux et surtout pour nos amies les abeilles, je vais proposer aux communes du canton de Pont de Chéruy de végétalisé les toits des abris bus. Mais chuuut c’est encore dans les cartons…

Fabriquer un hôtel à insectes.

  1. Où et quand installer un hôtel à insectes ?
  2. Le matériel nécessaire
  3. La fabrication d’un hôtel à insectes, pas à pas
  4. Les locataires attendus dans notre gîte
  5. Ressources utiles
  6. Articles connexes

L’hôtel à insectes est une installation qui permet d’offrir des « maisons » ou refuges aux insectes auxiliaires et pollinisateurs du jardin en pénurie de logements, tout en optimisant l’espace.

Il permet d’accueillir abeilles solitaires (osmies) qui polliniseront votre jardin potager, chrysopes, syrphes, staphylins, carabes, perce-oreilles (forficules), micro-guêpes parasitoïdes et pemphrédons qui se feront une joie de vous débarrasser des ravageurs tels  que les pucerons, les cochenilles, les limaces ou les escargots.

Il est possible d’installer simplement des nichoirs, des abris et autres cabanes ou « maisons pour insectes » vendues dans le commerce. Mais vous pouvez aussi, très facilement construire un gîte pour les insectes. Personnalisé, il vous donnera la satisfaction du fait-maison et, comme il est constitué uniquement de matériaux de récupération, cet hôtel à insectes est écologique et gratuit.

OÙ ET QUAND INSTALLER UN HÔTEL À INSECTES ?

Orientez votre gîte à insectes de façon à ce que sa « façade » soit au sud ou au sud-est, pour qu’il soit face au soleil particulièrement en début de journée. Il doit être abrité des vents dominants et à proximité d’un espace débordant de fleurs mellifères (qui attirent les insectes pollinisateurs). Il ne doit pas être en contact avec le sol pour éviter les remontées d’humidité.

Vous pouvez installer votre gîte toute l’année mais ne vous inquiétez pas : il n’y aura pas forcément de locataires tout de suite. Il faut quelques temps pour que les insectes le repèrent. D’année en année, ils seront de plus en plus nombreux à coloniser l’habitat.

LE MATÉRIEL NÉCESSAIRE

Vous pouvez, au choix, n’utiliser que des matériaux de récupération (c’est le cas ici) ou, si vous avez l’âme d’un bricoleur, fabriquer un hôtel en bois compartimenté.

Pour construire cet hôtel, vous aurez besoin de :

Pour la structure :

  • des briques creuses ou pleines, selon ce que vous trouvez,
  • des palettes ou des planches de bois,
  • des tuiles,
  • un morceau de plastique, de bâche imperméable (facultatif),
  • une bonne perceuse.

Pour la garniture :

  • des bûches d’environ 20 cm de long, préalablement percées de plusieurs trous de diamètres différents ( de 2 à 10 mm)
  • des tiges creuses (bambou, roseau),
  • des tiges à moelle (sureau, ronce, rosier, framboisier…),
  • de la paille, des fibres de bois ou des pommes de pin,
  • de la terre glaise (argile) + un peu d’eau,
  • du bois mort, des morceaux d’écorce,
  • une ou plusieurs boîtes en bois (petites caisses de vin par exemple),
  • des pots en terre cuite cassés,
  • des briques creuses, des pierres…

LA FABRICATION D’UN HÔTEL À INSECTES, PAS À PAS

1) La structure

Notre hôtel mesure 45 cm de profondeur pour 1,20 m de largeur mais vous faites en fonction des matériaux que vous avez à disposition. En effet, ces dimensions ont été choisies en fonction de la taille de la palette que nous avions. Elle a juste été coupée afin d’obtenir une profondeur adéquate.

Pour édifier votre hôtel, commencez par poser des briques creuses (ou pleines) sur un sol stable et aussi plan que possible. Disposez-les selon la surface de l’hôtel que vous souhaitez fabriquer. Par dessus, posez une palette (découpez-la au besoin) ou des planches de bois qui font très bien l’affaire. Dans cet exemple, c’est d’ailleurs ce que nous avons mis par la suite à défaut d’une autre palette à disposition.

Pensez à disposer des briques sur les côtés, le fond et au centre aussi afin que les charges se répartissent bien et que l’ensemble soit stable.

Alternez ensuite briques et palettes (ou planches de bois) comme une lasagne, jusqu’à la hauteur désirée. N’oubliez pas de vérifier les niveaux une fois la première palette posée. Monter les étages suivant ne posera ensuite aucun problème.

Pour plus de stabilité, ne montez pas trop haut : notre hôtel ne dépasse pas 60 cm de haut (tuiles comprises). Pensez aussi à l’esthétique et conservez des proportions raisonnables selon votre emplacement et votre jardin afin qu’il s’intègre bien dans celui-ci.

Terminez par une couche de bois, sachant qu’il faut ménager une pente afin que l’eau s’écoule bien. L’arrière est donc plus haut. Posez par dessus un morceau de bâche ou de plastique (ceci n’est pas indispensable) puis terminez par poser les tuiles. Inutile de cimenter quoi que ce soit car, au fur et à mesure de la construction, le poids augmente et une fois les tuiles posées, plus rien ne bouge !

A l’intérieur de la palette, nous avons glissé des panneaux de contreplaqué découpés aux bonnes dimensions pour s’insérer parfaitement dans leurs logements. Ceci afin de pouvoir garnir ces compartiments sans que les éléments soient en contact avec les briques en dessous et limiter les remontées d’humidité.

Une fois, la structure de l’hôtel terminé, il ne reste plus qu’à le remplir.

2) Le remplissage des différents compartiments

  • Du bois et des écorces

Pour plaire aux carabes et aux staphylins, l’un des compartiments sera rempli d’un mélange de bois sec, de brindilles et de mousse.

  • De la paille et des pots cassés

Un autre compartiment sera garni de pots en terre cuite cassés et de paille sèche pour les perce-oreilles et les syrphes.

  • Des bûches percées

Percez des trous de 2 à 10 mm de diamètre à l’aide de votre perceuse. Pour la profondeur, la longueur de la mèche est largement suffisante. Ces bûches percées seront vite utilisées par les abeilles solitaires dont les osmies.

  • La boîte à tiges creuses et à moelle

Pour cette partie, il vous faudra une boîte en bois, de la terre bien argileuse (ou de la glaise) et un peu d’eau. Formez une boue épaisse et tapissez-en le fond de votre boîte. En séchant, la terre va maintenir les tiges en place et boucher une extrémité des bambous (s’ils n’ont pas d’entre-noeuds). Piquez vos tiges dans la terre, jusqu’à remplir la boîte. Disposez cette dernière dans l’un des compartiments. Les pemphrédons et les microguèpes viendront y pondre.

  • Les briques creuses

La structure de briques creuses sert de refuge pour les chrysopes, entre autres. Si vous avez fait votre structure en briques pleines, insérez quelques briques creuses dans l’un des compartiments.

Les garnitures comme les bûches ou les tiges peuvent être réutilisées par les insectes plusieurs années de suite.

LES LOCATAIRES ATTENDUS DANS NOTRE GÎTE

1) Abeille domestique

Les abeilles domestiques et les abeilles solitaires assurent la majorité des pollinisations au jardin. Ces dernières interviennent tôt au printemps, comme les bourdons. Il est primordial d’avoir un jardin bien fleuri et de prévoir des floraisons précoces pour qu’elles s’installent dans votre jardin et qu’elles vous aident par la suite à polliniser vos légumes. Certaines ont leurs fleurs préférées, cela dépend des espèces d’abeilles. Il est souvent difficile pour elles de trouver de quoi butiner en fin d’hiver. Pour les soutenir, plantez des végétaux qui fleurissent tôt : Cornus mas, chèvrefeuille d’hiver, bruyères (Erica), mahonia, … Et pour les aider à hiverner, installez des bûches percées de trous de 2 à 10 mm de diamètre (attention, les trous doivent toujours être fermés d’un côté).
Les osmies sont des espèces d’abeilles solitaires souffrant cruellement de la crise du logement ! Elles apprécient les bûches percées de 8 mm de diamètre ou des tiges creuses équivalentes.

2) Pemphrédon

Pemphredon lugubris
Pemphredon lugubris

Les pemphrédons sont de petites guêpes noires qui capturent quantité de pucerons pour nourrir leurs larves. Cet auxiliaire aménage des chambres larvaires dans des tiges à moelle tendre ou bien creuses, dans du bois partiellement en décomposition, dans des galles aussi.

3) Les microguêpes parasitoïdes (Aphidius)

Aphidius colemani | Bioplanet

Très petites et discrètes, ces microguèpes sont des auxiliaires de nettoyage très efficaces. Elles peuvent anéantir une colonie de pucerons en moins de temps qu’il faut pour le dire. La femelle adulte pond dans ou sur l’oeuf, la larve, la nymphe ou l’adulte de sa victime. Une fois éclose, la larve consomme son hôte de l’intérieur. Les adultes se nourrissent du nectar des fleurs, aussi c’est un jardin très mellifère qui permettra de les attirer. Elles apprécient les ombellifères (Apiacées) et les Astéracées (chicorée, pissenlit, artichaut…). Pour les aider à passer l’hiver, installez des tiges à moelle : ronce, framboisier, rosier, sureau dans lesquelles, elles viendront faire leur nid.

4) Perce-oreille

Infestation de perce-oreilles: trucs de votre exterminateur
Perce Oreille

Les perce-oreilles, aussi appelés forficules s’attaquent à de nombreuses proies comme les pucerons, les larves d’insectes, les acariens… Ils recherchent l’obscurité et l’humidité. Quelques pierres plates et des pommes de pin disposées en hauteur sont des abris très recherchés. Vous pouvez aussi déplacer au gré de vos besoins des pots en terre cuite garnis de paille ou de foin humide.

5) Syrphe

Syrphes

Reconnaissable à son abdomen rayé jaune/blanc et noir. Les adultes butinent tandis que les larves peuvent tuer une centaine de pucerons par jour. Elles se régalent de cochenilles également. Pour les favoriser au jardin, semez des fleurs dans votre potager et laissez certains légumes fleurir comme l’aneth, le céleri, le cerfeuil, les carottes, le persil, etc. Comme les micro-guêpes, ces petites mouches apprécient particulièrement les ombellifères. Les syrphes, que ce soit les larves, les pupes ou les adultes, sont capables d’hiverner, bien protégés sous les paillis ou dans les couvre-sols. Dans votre gîte, vous pouvez leur installer des abris d’hivernage comme une boîte remplie de paille ou des fagots de tiges creuses.

6) Staphylin odorant

Le staphylin odorant – Biodiversité du pays des Paillons

Les staphylins sont des coléoptères allongés et noirs. Ce sont des prédateurs de mollusques , de limaces et de larves d’insectes. Ils sont souvent victimes des engins mécaniques. Aménagez de petits espaces pour qu’ils y trouvent refuge : pierres, tuiles, tas de déchets végétaux.

7) Chrysope ou « Demoiselle aux yeux d’Or »

La faune de RikenMon | Demoiselle aux yeux d'or (Chrysoperla carnea)

Egalement surnommée le « lion des pucerons », une larve de chrysope consomme de 200 à 500 pucerons. Les chrysopes ou demoiselles aux yeux d’or aiment passer l’hiver dans les bâtiments : cabanes de jardin, garages, greniers, … mais si votre jardin se trouve éloigné de toutes constructions, il est important d’aménager des abris naturels comme des arbres creux, des briques creuses, des murs en pierres sèches ou une boîte remplie de paille ou de cartons ondulés et enroulés.

Ici, nous avons volontairement omis les coccinelles, les bourdons et les papillons qui habitent difficilement les abris. Pour favoriser leur présence, laissez des coins sauvages avec des tas feuilles, de pierres ou un muret de pierres sèches, un arbre creux, un endroit dévolu aux orties, véritable réservoir à auxiliaires dans lequel ils trouvent le gîte et le couvert. Privilégiez les fleurs comme la bourrache, la capucine, la consoude, la lavande, le pissenlit, la pulmonaire, le trèfle et des arbres qui fleurissent tôt comme le saule. Il est possible que les coccinelles investissent un nichoir à oiseaux non nettoyé pour passer l’hiver.

Source : https://www.promessedefleurs.com/

Construire une serre.

Installer une serre sur son terrain.

Installer une serre ou une serre semi-enterrée dans votre jardin, c’est génial. On peu s’en servir hiver comme l’été. Elle sert aussi à faire ses premiers semis, mettre les plantes qui craignent le froid l’hiver. C’est un havre de paix !

Mais voilà, pour mettre en place une serre, il y à des contraintes….

Une petite serre, pour mettre quelque pots, faire ses semis, mettre un ou deux plants de tomates. Installer des fleurs, c’est génial. Mais si vous avez l’intention de faire une plus grande serre, pour y faire vos semis avec un petit établi, faire des plantations et garder la maximum de chaleur pour vos légumes, il vous faudra quelques consignes à respecter. Tout dépend dans un premier temps du code de l’urbanisme (L’état) et dans un deuxième temps, le code du PLU de la commune dont vous dépendez.

En quelques mots si vous voulez faire une serre qui mesure moins de 5 m² (2,50 m X 2,50 m) et maximum 1,80 m de hauteur, c’est tout bon. Dans ce style ! Le principal, il faut éviter de dépasser 5 m² au sol 😉

Serre originale
Serre de fortune, avec de la paille et du plastique recyclé

Par contre si vous voyez un peu plus grand, parce que vous avez l’intention de faire un petit établi pour préparer vos semis, mettre quelques plantations comme des tomates, du raisin….. de ce style !

Grande serre

Alors que dit la législation à propos des serres de jardins.

Si vous installez ou construisez une serremoins de 5 m² et de moins d’ 1,80 m de haut , vous n’êtes pas obligé de déclarer votre serre auprès de votre commune. Donc à vous de faire travailler votre imagination pour éviter qu’en surface sol, votre serre ne dépasse 5 m² et qu’en hauteur plus de 1,80 m…. Article 421-2 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=361431F0FB299A4EC74655B839801793.tplgfr33s_3?idSectionTA=LEGISCTA000006188251&cidTexte=LEGITEXT000006074075&dateTexte=20200601)

Par contre si vous optez pour une serre plus grande, c’est à dire qui dépasse une superficie de plus de 5 m² et de plus de 1,80 m de haut, il faudra demander à votre mairie (PLU) pour une autorisation simple. Article 421-9 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=361431F0FB299A4EC74655B839801793.tplgfr33s_3?idSectionTA=LEGISCTA000006188272&cidTexte=LEGITEXT000006074075&dateTexte=20200601) Lisez bien…..!

Ensuite vous avez la possibilité de recourir au P.L.U de votre commune, qui peut stipuler un autre avis et règlement interne à la commune (et qui fera foi).
Plus concrètement, si vous êtes ami avec votre maire, il peut, en fonction du P.L.U bien sur, vous acccorder une surface plus grande….

Par contre je n’ai aucune info concernant les serres semi-enterrées. Renseignez-vous bien avant, auprès de votre mairie.

Petit info supplémentaire, si votre terrain n’est pas constructible vous ne pouvez pas construire une serre de plus de 5 m².

TROC’GRAINES

Qu’est ce que Troc’Graines ?
C’est une solution qui permet à chacun de profiter de graines, semences et plants sains et pérennes.
Nous devrions organiser au moins 1 fois par mois selon les saisons un Troc’Graines dans les locaux de l’association, et 2 fois/an sur une commune de l’agglomération et pourquoi pas en dehors….
Chacun pourra gratuitement proposer ses graines en échange d’autres graines, semences et plants.

Lors de nos permanences, vous pourrez venir mettre vos graines en sachet que nous mettrons à votre dispositions. Ce sont des filtres café (compostable) que nous avons tranformer en sachets pour les graines. Un présentoir à graines sera mis à votre disposition à notre local (samedi de 9h à 12h).

Construction de présentoir à graines en carton, bois ou objet de récupération. Conception de sachet pour les graines.
Mise en place de graines germées, pour une meilleure alimentation.

Pourquoi Troc’Graines

Pour la gratuité dans un monde où tout s’achète !
Le partage est une manière économique, libre et solidaire de faire (re)découvrir les trésors de la nature à nos enfants, à nos voisins… Alors que les graines reproductibles abondent dans nos jardins, les semences hybrides de l’industrie semencière constituent un véritable racket annuel des paysans et jardiniers.
Pour la liberté d’échanger et de reproduire nos graines !
Le geste de l’échange est déjà interdit chez nos paysans et nombreux sont les projets de lois qui menacent sans cesse notre biodiversité cultivée. Ce geste a pourtant bâti la diversité des semences depuis des millénaires.

Pour des semences adaptées à notre territoire.
Des semences standardisées réclament des conditions standardisées, à grand renfort d’engrais et pesticides, et ne sont plus adaptées aux différents territoires. Retrouvons localement les variétés adaptées et partageons-les ensemble !

Pour tous, parce que les semences concernent chacun d’entre nous.
Pour se réapproprier la question de la semence, échanger les savoir-faire. Prenez des graines, reproduisez-les pour en déposer à votre tour et reprenons en main notre héritage !

Comment fonctionne Troc’Graines

Quelles graines et variétés partager ?
Toutes les graines : légumes, fruits, fleurs. Les variétés anciennes, les variétés traditionnelles de nos terroirs sont les plus en péril. Ensemble nous pouvons préserver et faire vivre ce patrimoine en proie à l’homogénéisation et à l’agriculture monoculturale intensive.
A savoir que la plupart de nos légumes, même en bio, même au marché, même dans les AMAP, même chez les fleuristes la plupart du temps ce sont des hybrides F1 dont les graines donnent des plantes qui dégénèrent ! Dans le doute, il vaut mieux s’abstenir!

Comment faire ses graines ?
C’est très simple mais il est important de savoir comment s’y prendre !
Très facile : tomate, salade, haricot, la plupart des fleurs annuelles
Avec techniques simples : la grande famille des courges
Plus compliqué : les choux, les bisannuelles comme la plupart des légumes racines (carottes, betteraves, etc.).
Ensuite, il faut bien faire sécher les graines avant de les mettre en sachet, noter la variété, lieu et la date de récolte, et quelques conseils pratiques (période de semis, etc.)

Comment faire pour participer ?
Les semences de Troc’Graines sont libres, vous pouvez vous servir !
Faîtes participer les enfants !

Ne pas introduire de semences hybrides F1 (souvent acheter dans le commerce (GS, MS) qui sont non reproductibles). Vous pouvez alors les déposer dans la Box’Graines.

Notre Jardin Partagé

Qu’est ce qu’un jardin partagé ?

Un jardin partagé est un jardin conçu, construit et cultivé collectivement par les habitants d’une association comme la nôtre, d’un quartier ou d’un village.

Un jardin partagé ne se décrète pas, il prend tout son sens parce qu’il répond aux attentes et aux besoins des habitants d’un lieu. Réunis en association les habitants gèrent le jardin au quotidien et prennent les décisions importantes collectivement.

Petit jardin de balcon

Ces jardins se fondent sur des valeurs de solidarité, de convivialité, de lien et de partage entre les générations et les cultures. Produire ensemble légumes, fleurs, fruits, aromatiques, médicinales…, leur donne une saveur particulière et c’est une ressource bien utile en ces temps de crise.

« Cultiver Ensemble »

Un jardin partagé est fait pour tous, pas besoin de savoir jardiner pour en faire partie, le jardinage s’apprend par l’échange avec des jardiniers plus expérimentés, cela permet de tisser des liens. Notre association y cultivent le respect du vivant en prohibant l’usage des pesticides et en encourageant les jardiniers à expérimenter des techniques de paillage, de compost, des plantations d’engrais verts… Des formations gratuites seront à votre disposition.

Notre jardin partagé sera une petite oasis de verdure située au plus près de l’habitat où l’on peut se rendre à pied depuis son domicile. Il constituera des équipements de quartier qui profitent au plus grand nombre et pas seulement à ceux qui y jardinent.

Ainsi chacun peut devenir membre de notre association et du jardin partagé simplement pour le plaisir de s’y promener et d’y flâner à loisir ou pour participer à un projet…

Le grand public est invité à y entrer lorsqu’un membre de l’association est présent et à l’occasion des nombreuses animations qui y seront organisées tels que des repas de quartier, des spectacles, des trocs de plantes et graines…

On ne peut pas parler de jardin sans parlé de graines. Pour cela nous mettrons en place un projet de partage de graines dans le cadre de « Cultiver Ensemble ».

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