Catégorie : Actus et Infos

Le composte

Après avoir organisé 3 ateliers de fabrication d’un lombricomposteur dans nos locaux, il m’est venue une idéee, suite aux questions des adhérents venuent aux ateliers.

A quoi ça sert un compost ?

Alors j’ai sorti mes vieux dossiers poussièreux et je me suis planché dessus.

Je vais tout vous dire sur le compost.

Vous savez quand vous faite une ballde dans la forêt en automne ou même en été, sous la fraicheur des arbres…ca sent bon ! Hé bien c’est du compost que vous sentez, l’humus ! Bien sur celui-ci a mis quelques millions d’années à se faire, mais c’est du compost.

Aujourd’hui, bon nombre de personne a son compost chez soi, sur son balcon, au fond de son jardin, ou même sur son plan de travail.

On distingue deux grandes étapes dans le processus de compostage : une première phrase de dite de dégradation et une seconde dite de maturation. C’est seulement à l’issue de ces deux phases que l’on obtient un compost digne d’un humus, c’est-à-dire riche.

1. La phase de dégradation

Durant cette phase, le volume et la masse de votre tas vont beaucoup diminuer car d’une part, les déchets vont changer de structure puisque consommé par les micro-organismes, et d’autre part, l’eau va s’évaporer comme une partie des gaz contenus dans l’air initialement présent. La forte activité biologique fait augmenter significativement la température (jusqu’à 80°c!) car les micro-organismes et bactéries, en se nourrissant des cellules, libèrent une énergie calorifère.  A ce moment, les mauvaises odeurs peuvent éventuellement survenir si vous ne brassez pas la matière pour bien l’aérer. Pensez-y!

A ce stade, la matière reste toutefois reconnaissable : elle pourrit.

2. La phase de maturation

La température de votre compost va diminuer durant cette deuxième phase car l’activité micro-biologique est moins forte. Les champignons se développent en nombre et des macro-organismes (plus gros donc) font leur apparition : acariens, cloportes, coléoptères, mille-pattes, vers… A l’inverse des micro-organismes qui dégradent la matière à l’aide d’enzymes, les macro-organismes mangent et digèrent la matière en changeant leur aspect: il ne reste plus que des miettes… et les excréments. Tout cela est de nouveau transformé par d’autres micro-organismes.

A l’issue du processus vous obtiendrez:

  • une « eau » ou jus très riche en nutriments
  • une terre (le humus), également très riche

Le humus que vous prélèverez de votre composteur se révélera très utile dans vos taches de jardinage. En effet, le produit final du compost peut être utilisé comme terreau ou comme engrais : il va nourrir naturellement et sans produit chimique vos plantes. L’impact est encore plus grand lorsqu’il est utilisé dans un verger ou un potager. A l’arrivée des premiers froids, le produit final du compost peut protéger vos plantes du froid. Au pieds de grands arbres, vous pouvez même utiliser votre compost immature! En revanche, attention à ne pas l’utiliser dans votre potager ou sur de jeunes plants.

Voici quelques règles à respecter !

Règle n°1

Pour bien faire votre compost: le rapport carbone / azote

Pourquoi respecter cet équilibre?

Il est important de conserver un équilibre carbone/ azote dans votre compost pour assurer un milieu optimal aux micro-organismes qui utiliseront les chaînes carbonées pour produire de l’énergie, les enzymes responsables de la dégradation et croître. En effet, les décomposeurs ont besoin de 20 à 30 fois plus de quantité de l’élément chimique carbone que de quantité d’élément chimique azote. Pour simplifier, on dira qu’il faut mettre 1 à 2 doses de matière azotée pour 1 dose de matière carbonée.

Un déchet très riche en carbone et peu en azote sera doucement décomposé car il n’offre pas au micro-organisme cet équilibre. Ainsi, respecter ces proportions participera à accélérer le processus de compostage.

Quelles sont les matières carbonées et les matières azotées?

Voici un tableau récapitulatif et non exhaustif de ce que vous devrez mettre dans les bonnes proportions pour bien faire votre compost:

Matières carbonéesMatières azotées
Déchets bruns, durs, secsDéchets verts, mous, mouillés
– Branches -Feuilles mortes
– Copeaux de bois -Papier
– Carton
– Filtres papier
– Thé
– Coquilles d’œufs (broyées)
– Essuie-tout (faible quantité
– Epluchures de fruits ou fruits abîmés
– Restes de légumes ou légumes abîmés
– Gazon
– Mauvaises herbes
– Fromage
– Pâtes et riz (faible quantité)      

Règle n°2

Pour bien faire votre compost: le taux d’humidité

Pourquoi maintenir votre compost humide?

La vie, vous le savez, est inexorablement liée à la présence d’eau. Si l’eau est insuffisante, les différents organismes vont juger le lieu hostile et fuir. Pour réussir et faire votre compost, vous devez, de ce fait, maintenir un taux d’humidité de minimum 50%. Cette humidité est apportée de deux façons : lors de la décomposition des déchets azotés, et… par l’arrosage.

Si votre compost manque d’eau, la décomposition sera ralentie car les organismes décomposeurs seront moins nombreux. Si votre compost comporte trop d’eau, le compostage ne s’en portera pas mieux, il sera noyé et ne pourra plus entrer dans une décomposition aérobie (c’est-à-dire avec de l’oxygène).

Alors retenez : trop d’eau = moins d’oxygène = compost puant.

Comment tester l’humidité et maintenir votre compost humide?

Testez votre compost en en prenant une poignée et en la pressant dans votre paume :

  • l’humidité est bonne si quelques gouttes perlent et qu’il est compact dans vos mains.
  • trop d’humidité si un filet d’eau coule.
  • pas assez d’humidité si rien ne coule et que le matériau ne s’agglomère pas dans vos mains.

Pour maintenir un bon taux d’humidité, pensez à mélanger matériaux humides et matériaux secs. Souvenez vous que dans la première phase de dégradation la température augmente fortement et que cela provoque l’évaporation de l’eau. C’est le moment de brasser le compost, si besoin en humidifiant votre outil pour apporter un peu d’eau.

Règle n°3

Pour bien faire votre compost: l’aération

L’eau à elle seule ne suffit pas: la vie a également besoin d’oxygène! Pour cette raison, il faut veiller à aérer régulièrement votre compost. En effet, comme vu plus haut, un manque d’oxygène entraîne une décomposition anaérobie, c’est-à-dire une fermentation. Et que fait la fermentation? Elle pue!

L’aération, à l’inverse de l’humidité, est assurée par les matériaux carbonés. D’où l’importance de bien respecter la règle n°1! Quand ces matériaux plus solides auront perdu leur structure vers la fin du processus, ce sont les macro-organismes qui assureront l’aération. Mais il faut quand même les aider !

Pensez à brasser régulièrement votre compost!

Bien faire votre compost en fonction de la saison

faire du compost

La vie s’organise autour des saisons … C’est pourquoi, à chaque saison son lot de petits conseils:

  • au printemps : débuter votre compostage, l’activité biologique est à son apogée
  • en été : surveiller le taux d’humidité de votre compost! la règle d’or n°2.
  • en automne : ne mettez pas les feuilles mortes d’un seul coup, incorporez-les petit à petit. la règle d’or n°1. Votre compost sera particulièrement utile en novembre pour préparer vos plantation à l’hiver : répartissez-le en paillis au pied de vos plantes.
  • en hiver : au contraire du printemps, l’activité biologique est réduite. C’est le moment de bien aérer votre compost. La règle d’or n°3.

Et finalement, mon compost est-il réussi?

Votre compost est bien fait, ou plutôt mûr s’il ressemble à du terreau: sombre, léger/ aéré, semblable à de la terre. Vous ne reconnaissez pas vos déchets et, surtout, ils n’en ont plus l’odeur. En théorie, vous trouverez même son odeur agréable!

En revanche, votre terreau est immature s’il est de couleur claire ou verdâtre et s’il dégage encore la forte odeur de certains déchets comme le chou ou l’oignon. La dégradation n’est pas achevée car vous distinguez des épluchures, feuilles, brins d’herbes… S’il stagne longtemps ainsi, il a peut-être besoin d’être brassé à nouveau, peut-être même hydraté afin d’en faire une terre plus accueillante pour les macro-organismes.

Voici le test à faire avant d’utiliser votre compost maison.

Un bon compost mature se dénonce tout seul : il sent bon, il est noir et friable, plutôt sec.
Mais surtout : il doit favoriser la germination. Sinon, s’il est utilisé trop tôt, il va tuer les graines.

  1. Prenez un petit pot, et mettez-y 2 poignées de votre compost maison
  2. Ajoutez-y une poignée de votre terre de jardin (ou terreau)
  3. Et faites un semi d’une plante à croissance rapide, comme le radis de 15 jours, ou le cresson.
  4. Si rien ne lève au bout de 7 jours, alors « problème » et donc, réponse : il n’était pas vraiment mur, son pH très acide !!
  5. Attendez encore quelques semaines.

Ce que vous pouvez mettre dans un composteur en grande quantité :

Les déchets carbonés tels queLes déchets carbonés tels que
– écorces, branches (broyées)
– paille
– coquilles de fruits secs (broyées)
– mouchoirs et serviettes papier
– coquilles d’œuf (broyées)
– marc de café
– fleurs coupées, tailles de haie -restes/ épluchures de fruits/ légumes (sauf agrumes)
– filtres de thé
– feuilles d’arbre
– tontes de gazon

Respectez bien la règle n°1 pour garder un bon rapport carbone/ azote.

Vous pouvez également mettre dans un composteur les litières et excréments d’animaux domestiques herbivores ou grainivores (lapins, cobayes, oiseaux…).

Ce que vous pouvez mettre dans un composteur en petite quantité :

  • ail
  • agrumes
  • épluchures de pommes de terre
  • coquillages (broyés)
  • restes de repas cuits et préparés
  • aliments d’origine animale (viande, poisson, laitages) on évite de les mettres, ça attire les charognards (mulot, rats, chat, chient,…)
  • bois exotiques

Notes : Les déchets végétaux perdent leur azote en séchant : s’ils ne sont pas frais, limitez leur incorporation dans le compost. De plus, faites attention aux fruits et légumes achetés en grande surface car ils sont souvent couverts de produits (anti-germinatifs, biphényle et autres conservateurs plus ou moins controversés) : limitez leur incorporation.

Vous pouvez télécharger ce tableau ici.

Ce que vous ne pouvez pas mettre dans un composteur :

  • mégots de cigarette
  • charbon de bois (pour barbecue)
  • poussière d’aspirateur
  • graines et noyaux
  • feuilles vernissées (lierre, laurier)
  • liserons et autres plantes rampantes
  • plantes et végétaux traités
  • végétaux résineux (thuyas, cyprès, aiguilles de pin)
  • terre, sable
  • plastiques, métaux, verre
  • tissus synthétiques (nylon, lycra…)
  • gros bois traités chimiquement et/ ou vernis
  • couches de bébé

Et de manière générale, tout ce qui n’est pas biodégradable.

Pour plus d’infos, contactez nous !

Le recyclage et l’écologie

Aujourd’hui en France, chaque Français jette en moyenne 573 kg de déchet par an. Notre sur-consommation et nos modes de vie nous mènent droit à la catastrophe écologique. Comme l’indique l’ADEME, l’Agence de la transition écologique, la quantité de déchets a doublé ces 40 dernières années à cause de la population qui augmente mais aussi de la surconsommation de produits éphémères, c’est à dire des produits jetables et suremballés.

Le traitement des déchets en France : quelle partie des déchets est réellement recyclée ?

De plus en plus de déchets sont recyclables et recyclés et c’est même devenu un argument de vente pour les industriels qui utilisent le plastique à outrance en nous disant que ça sera recyclé. Mais dans les faits, qu’en est-il réellement ?

En théorie, le recyclage est une bonne idée car cela permet d’utiliser à nouveau les matières pour créer un nouveau produit. On économise donc des matières premières et de l’énergie, tout en réduisant la quantité de déchets à traiter. Mais dans la pratique, le recyclage ne concerne que 65% de nos déchets. 27% des déchets sont mis en décharge et 7% sont incinérés. Et ce taux varie selon la matière.

National Geographic explique par exemple au sujet du plastique qu’à l’échelle mondiale « seuls 9 % de ces déchets ont été recyclés. L’immense majorité, soit 79 %, est en train de s’amonceler sur les sites d’enfouissement des déchets » (source). Concernant la France, on peut se dire que nous sommes un pays développé avec beaucoup plus de moyens. Et pourtant, le site du gouvernement Français indique qu’en France « seuls 22% des déchets plastiques et 26% des déchets d’emballages plastiques sont recyclés. » (source 2016).

Contrairement au plastique, le verre ou le carton vont être mieux recyclés en France (le verre a un taux de recyclage de 86 % et les papiers-cartons 64 %).

Le recyclage des matériaux est donc inégal et même en étant recyclable, les matériaux ne seront pas forcément recyclés et vont finir incinérés ou dans des décharges/sites d’enfouissement.

Pourquoi le recyclage est l’ennemi de l’écologie ?

Le recyclage peut être une bonne idée mais il faut avoir conscience que c’est une solution qui a tout de même des impacts sur l’environnement. Il ne faut pas oublier l’impact lié au transport, l’énergies et l’eau nécessaire au processus…

Par ailleurs, certains matériaux perdent en qualité au fil des cycles de recyclage, nécessitant l’ajout de nouvelles matières vierges et beaucoup de matières ne se recyclent pas à l’infini.

De plus, le recyclage peut engendrer de nouveaux problèmes. Le recyclage du plastique permet par exemple de faire des vêtements en polyester mais malheureusement, des microparticules de plastique partent dans les eaux usées à chaque lavage et malgré le traitement des ces eaux, on retrouve des microparticules de plastique dans l’eau potable du robinet.

recyclable matériaux

Il faut donc garder en tête que :

  • Ce n’est pas parce que c’est recyclable que c’est recyclé.
  • Le coût écologique et financier du recyclage est important
  • Le recyclage à ses limites dans le temps pour plusieurs matières.

On retrouve la mention « recyclable » sur de nombreux emballages et le consommateur peut acheter en pensant à tord que le déchet sera ensuite revalorisé.

Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. Pour éviter les emballages inutiles, favorisons les produits en vrac, les contenants consignés, les matières mieux recyclés comme le métal, le verre ou encore le carton et achetons directement chez les producteurs en circuit court.

A contrario !

Il existe des chaudières qui peuvent recyclé tout les materiaux, même les plastiques. Bien sur sauf le verre et le metal. Et l’avantage de ces chaudières, c’est qu’elle ne rejette pas de pollution (co²) dans l’atmosphére. Les gazs sont brûler intégralement par la puissance de chauffage. On appel ces chaudière, à gazéification. Du coup plus de poubelle ménagère, tout passe par cette chaudière, qui par la même occasion peut fournir du chauffage, de l’eau chaude et même de l’électricité.
Fichier PDF ci-dessous pour le côté technique.

Le CO², source énergétique !?

Dans le mix des émissions de CO2, on estime que 30% proviennent des usines thermiques de combustion d’hydrocarbure.

Le cycle d’Allam : un procédé révolutionnaire

Les usines thermiques traditionnelles utilisent la vapeur d’eau pour faire tourner les turbines productrices d’électricité.

L’usine de Net Power repose, elle, sur un nouveau procédé baptisé cycle d’Allam – d’après le nom de son créateur, Rodney John Allam, chimiste anglais ayant travaillé dans l’industrie pétrolière et collaboré à de nombreux travaux sur la capture carbone.

Ce procédé n’utilise pas la vapeur comme fluide de travail mais du CO2 pur sous haute pression, récupéré lors de la combustion du gaz naturel. Ce cycle de transformation est si efficace qu’il permet de produire 0,8 unité d’électricité pour chaque unité d’énergie contenue dans le gaz naturel, alors que les standards de l’industrie se situent plutôt à 0,6 !

Nous parlons donc d’une énergie qui est à la fois propre et peu coûteuse !

Ajoutez à cela que le cycle d’Allam ne nécessite pas d’eau pour refroidir ses systèmes, que ses sous-produits sont constitués uniquement d’eau et de CO2… En deux mots, le cycle d’Allam résoudrait la quadrature du cercle de la production d’énergie…

Voilà qui paraît trop beau pour être vrai… Comment est-ce possible ?

Le secret du cycle d’Allam est de porter le dioxyde de carbone à son état “supercritique” pour le réinjecter dans la chambre de combustion.

N’importe quelle matière peut se trouver à l’état solide, liquide ou gazeux en fonction des conditions de température et de pression. Bien.

Mais alors l’état supercritique ? Il s’agit d’un état à mi-chemin entre le gazeux et le liquide. Il est atteint à des pressions et des chaleurs très élevées. Tout l’enjeu du système d’Allam est de maintenir le gaz dans cet état. C’est alors que l’usine atteint les meilleurs rendements.

Ce qui est absolument extraordinaire dans ce procédé de production d’électricité c’est qu’il ne cherche pas à réduire les émissions de CO2, il utilise au contraire le gaz à effet de serre à fond pour optimiser sa capacité de production.

Non seulement avec ce procédé le coût n’augmente pas mais au contraire il baisse !

Une électricité à bas coût et non polluante.

Net Power affirme pouvoir produire de l’électricité à environ 42 $ le mégawatt/heure (Mwh). A titre de comparaison, sachez que les champions des coûts de production d’électricité sont l’éolien et le solaire qui peuvent respectivement descendre jusqu’à 32 $ et 50 $ le Mwh. Mais ces deux énergies renouvelables posent d’autres problèmes, notamment celui de ne pas pouvoir moduler leur production et d’être dépendant des aléas climatiques. Côté nucléaire, un Mwh coûte environ 97 $ avec tous les problèmes que nous connaissons.

Net Power affirme même pouvoir descendre à 20 $, considérant que les sous-produits de la production d’électricité sont commercialisables. Sans parler des subventions publiques…

“Si la technologie fonctionne comme prévu, elle pourrait vraiment changer la donne” commente Jesse Jenkins, chercheur à la MIT Energy Initiative.Evidemment, rien n’est encore fait et l’histoire de la recherche en capture carbone est parsemée d’échecs aussi bien techniques qu’économiques.

Soyons clairs : nous ne sommes pas sur des énergies renouvelables à strictement parler, mais sur une manière de réduire les émissions de gaz à effet de serre de la production d’électricité traditionnelle, tout en améliorant les rendements.

Le véritable passage en production de la technologie de Net Power est prévu pour 2021, mais il reste encore beaucoup d’inconnues sur le chemin de cette innovation.

Vous pouvez compter sur nous pour identifier les valeurs boursières qui vous permettront d’en profiter, si jamais le prototype faisait ses preuves. Ce pourrait être un véritable geyser de liquidités…

Pour continuer dans le dossier, je vous laisse aller voir ces informations très utiles.
https://opportunites-technos.com/capture-co2-air-piste-rentable-energies-vertes/

Transformation du CO² en carburant propre.

Si l’innovation de Qian Wang et de l’équipe de l’université de Cambridge s’avère déclinable à grande échelle, le radiateur géant sur lequel nous vivons pourrait être progressivement baissé.

La récolte d’énergie solaire pour convertir le CO2 en combustibles chimiques est une technologie prometteuse pour réduire les niveaux croissants de CO2 dans l’atmosphère et alléger la dépendance mondiale aux combustibles fossiles.” Ainsi débute l’article récemment publié par des chercheurs de la prestigieuse université de Cambridge dans la tout aussi respectée revue Nature. La suite est encore plus intéressante puisque l’équipe dirigée par le professeur Erwin Reisner annonce purement et simplement avoir créé une feuille de 20 cm² agissant comme un photocatalyseur. Tout cela n’est pas très clair ? Disons pour résumer que cette invention serait capable, par un principe de photosynthèse, de produire un carburant propre à partir de la lumière du soleil, de l’eau et du dioxyde de carbone, rejeté en masse dans l’atmosphère par les activités humaines.
https://t.co/vC211fNt7y?amp=1

Retour aux cours de physique. Si votre mémoire est bonne, le principe de la photosynthèse vous évoque forcément quelque chose. C’est ce même principe qui permet aux plantes de transformer la lumière en énergie nutritive. Par un principe d’addition (avec notamment l’eau, le CO2), ces végétaux parviennent à ingérer le gaz carbonique pour “recracher” l’oxygène propre que nous respirons et sans lequel, pour aller droit au but, rien ne serait possible. C’est en s’inspirant de ce processus naturel que l’équipe de Cambridge vient de dévoiler une feuille reproduisant le même mécanisme. Difficile de ne pas penser aux applications possibles à grande échelle puisque ce catalyseur permettrait de recycler les millions de tonnes de CO2 générées quotidiennement, et en grande partie responsables du réchauffement climatique.

nuage, ciel, La technologie, blanc, Horizon, lumière du soleil, Matin, fumée, crépuscule, soir, bleu, industrie, électricité, serre, énergie, Tours, la pollution, Co2, soufre, les industries, des gaz, dioxyde, centrale électrique, Atmosphère de la terre, Structure extérieure

Comme pour la photosynthèse, la feuille prototypée n’a besoin que de lumière solaire, de dioxyde de carbone (CO2) et d’eau. Aucune alimentation électrique n’est nécessaire. En termes de vertus écologiques, l’invention se pose là. De quoi permettre aux chercheurs d’affirmer que ce photocatalyseur est “sans fil”, c’est-à-dire utilisable sans alimentation autre que celles disponibles à l’état naturel.

Une nouvelle feuille de photos développée à l'Université de Cambridge convertit le dioxyde de carbone et l'eau en carburants utilisables

Pour l’heure, le procédé n’a été testé (et validé) qu’en laboratoire, mais les chercheurs de Cambridge affirment qu’il est parfaitement envisageable de reproduire l’expérience puissance 1000, avec de vastes champs de feuilles de plusieurs mètres, à la manière des fermes solaires ou des parcs à éoliennes. Il est évidemment encore trop tôt pour espérer une date d’industrialisation de cette technique bio-mimétique mais comme chacun sait, il y a urgence. Selon l’association Respire, le dioxyde de carbone représente à lui seul 77% des émissions de gaz à effets de serre d’origine humaine (transport, chauffage, etc). Autant dire que ces feuilles permettraient de tourner la page, après deux siècles d’industrialisation irréfléchie.

Solutions pour le Changement Climatique

1) Modifions nos habitudes alimentaires !

Pour limiter l’impact de notre alimentation sur le climat, privilégions autant que possible les fruits et légumes de saison. En effet, ils génèrent en moyenne 7 fois moins de G.E.S. (Gaz à Effets de Serre) que les produits cultivés sous des serres chauffées. De nombreux calendriers de fruits et légumes de saison sont disponibles pour nous guider dans nos achats.

2) Réduisons notre consommation de viande !

Contrairement à une idée reçue, les protéines ne sont pas uniquement présentes dans les viandes ou les produits d’origine animale. On les retrouve, notamment, en quantité élevée dans certains végétaux tels que les légumes secs, les graines ou les fruits à coque et les oléagineux (amandes, noix, noisettes).

Food_2-1024x628
©Yann Arthus-Bertrand, Parc d’engraissement de bovins, Département de Rio Negro (Uruguay)

3) Luttons contre la déforestation !

Certains labels garantissent une gestion durable des forêts. En achetant des produits (papier, meubles, etc.) portant le label Forest Stewardship Council (FSC) ou Programme Européen des Forêts Certifiées (PEFC), nous pouvons contribuer à la préservation des forêts et limiter ainsi les émissions anthropiques de G.E.S. Pour maintenir nos forêts : 1 arbre coupé, 3 plantés !

4) Préservons les océans !

Pour lutter contre le changement climatique, nous devons préserver les océans. Pour cela, chacun de nous peut agir au quotidien. Par exemple, nous pouvons acheter des produits ménagers respectueux de l’environnement afin d’éviter de déverser des produits chimiques polluants dans les océans.

5) Consommons de l’énergie propre !

Pour réduire notre impact sur le climat au quotidien, nous pouvons faire le choix d’une énergie propre, issue de ressources renouvelables. De plus en plus de fournisseurs d’énergie encouragent leur développement : favorisons-les dès que possible pour réduire nos émissions de G.E.S. au quotidien.

Éolien Offshore

6) Réduisons nos consommations d’énergie !

Une étiquette énergie classe les produits en fonction de leur consommation d’énergie. Ce classement est symbolisé par une lettre. Les plus économes en énergie et donc les plus respectueux de la planète sont classés A+, A++ et même A+++ ! Par exemple, un appareil classé A++ consomme 45% d’énergie en moins qu’un appareil classé A.

7) Trions nos déchets !

Le meilleur déchet reste celui que nous ne produisons pas ! Pour cela, de nombreuses solutions existent : s’interroger sur la nécessité de nos achats, privilégier les produits en vrac ou sans suremballage, préférer les éco-recharges, etc.
Faire le bon tri de nos déchets. Et pensez au compostage et au lombricompostage pour les appartements ou ceux qui n’ont pas de jardins.

8) Passons à l’économie circulaire !

Nous pouvons à notre échelle modifier nos modes de consommation pour lutter contre le réchauffement climatique. En s’appuyant sur le principe des 3 R : Réduire, Réutiliser et Recycler nous pouvons réduire considérablement nos quantités de déchets et éviter de produire inutilement de nouveaux objets. Mobilier, textiles ou électroménager, tous nos produits de consommation quotidiens peuvent être réparés ou trouver une nouvelle vie grâce au recyclage.

Recycle’Rit avec ACCTE

9) Utilisons des modes de transport doux !

Privilégier les transports en commun, les véhicules électriques ou faire du covoiturage sont des solutions efficaces pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre lorsque nous nous déplaçons. Les meilleures solutions restent évidemment le vélo et la marche à pied, à la fois écologiques, économiques et bonnes pour la santé. D’ailleurs, une enquête de l’ADEME révèle que la moitié des déplacements en voiture font moins de 3 km, une distance parfaitement calibrée pour le vélo et la marche.

10) Compensons nos émissions carbone !

Depuis 2006, le programme Action Carbone Solidaire de la Fondation GoodPlanet a pour mission de lutter contre le réchauffement climatique en développant des alternatives durables et économiquement viables aux activités polluantes, au profit des populations les plus défavorisées. En soutenant ces projets de compensation carbone volontaire, nous pouvons tous contribuer à la lutte contre le changement climatique.

La végétalisation !

En quoi consiste la « végétalisation ?

Une végétalisation consiste en un ensemble d’opérations visant à recouvrir un site de végétation, herbacée, arbustive ou arborescente. la végétalisation ou le verdissement est un terme commun dont le but est la plantation et la sélection appropriées des plantes sur ou à proximité de bâtiments et dans les parcs.

La végétalisation correspond à :

Un processus naturel de résilience écologique passant par une re-colonisation spontanée par une flore pionnière (algues, mousses, lichens, graminées, légumineuses, etc.) puis secondaire évoluant vers un stade théorique climacique, en passant par la restauration d’une succession écologique normale,
Un processus volontaire de replantation et de reconstruction du sol des terrains perturbés par l’homme ou suite à une catastrophe naturelle, on parle aussi de végétalisation des toitures et terrasses dans l’architecture.

IMPACTS SUR LE CLIMAT ET L’ENERGIE

PARAMETRESEFFETS
OMBRES DES ARBRES+ Diminution des températures locales (de 1 à 5°)
+ Réduction de la qualité d’énergie solaire reçue par les bâtiments
+ Baisse des coûts de climatisations
– Augmentation des coûts de chauffage en hiver si arbres à feuilles pérennes. Meilleure baisse globale des coûts énergétiques en plantant une majorité d’arbres à feuilles caduques.
EFFETS BRISE-VENT DES ARBRES+ Effet isolant : Réduction du taux d’infiltration de l’air froid extérieur et de la perte de chaleur vers l’extérieur.
+Réduction des apports énergétique pour le chauffage des bâtiments, meilleur avec des arbres (haies) à feuilles pérennes.
EVAPORATION (Végétalisation rase des pelouses et arbres)+ Rafraîchit l’air dans les espaces verts non ombragés (effet 2x moindre que l’ombre des arbres)
SUPERFICIE DE L’ESPACE VERT+ L’effet rafraîchissant augmente avec la superficie de l’espace vert.
+ Des espaces verts de plus petite surface peuvent aussi contribuer efficacement au rafraîchissement de l’air.
+ De petits espaces verts (10 ares), séparés d’intervalles suffisants (200 m) pourraient avoir une action globale plus efficace par rapport aux grands parcs.
TOITURES ET MURS VEGETALISES+ Rafraichissement de l’air environnant (sur les toits et dans les rues) par les plantes grimpantes sur les bâtiments (vignes, lierre)
+ Atténuation des pics de températures estivaux au niveau des façades (de 4 à 6°).
+ Effet isolant : rafraîchissement de l’intérieur des bâtiments par les plantes grimpantes (vigne, lierre)

IMPACT SUR L’EFFET DE SERRE

PARAMETRESEFFETS
PHOTOSYNTHESE+ Réduction des émissions de polluants liées aux chauffages et climatisation.
– Parmi les espèces les plus efficaces pour la séquestration du CO² (35 % des quantités de CO²* piégés), figurent des espèces indésirables et hautement invasives.
EMISSIONS DE COMPOSES CHIMIQUES– Contribution indirecte à l’augmentation de l’effet de serre à cause des émissions de terpènes (COV* donc précurseur d’ozone, qui est un gaz à effet de serre).

IMPACT SUR LA QUALITE DE L’AIR

PARAMETRESEFFETS
REGULARISATION DES TEMPERATURES DES BÂTIMENTS+ Réductions des émissions de polluants liées aux chauffages et climatisation
ENTREE DES POLLUANTS GAZEUX VIA LES STOMATES 0 LA SURFACE DES FEUILLES+ Absorbation du NO²* par les herbacées, arbuste et arbres mise en évidence en laboratoire (espèces à feuilles caduques plus efficaces).
+Effet faible mais significatifs de la présence d’arbres sur la diminution des NOx* en milieu réel (site exposé au trafic routier)
+ Absorption des COV* oxygénés par les arbres à feuilles caduques (par ex : peuplier), mesurée dans plusieurs écosystèmes : absorption plus rapide dans les forêts denses et au niveau de la canopée. à feuilles caduques (par ex : peupliers), mesurée dans
ACCUMULATION DES PARTICULES SUR LES FEUILLES+ Piégeage des particules ( ex : mélèze, pin, cyprès, épicéas) mais aussi les feuillus (ex : érable, peuplier, chêne vert, alisier blanc). Les conifères et arbres à feuillage persistant seraient plus efficaces.
+ Fixations des PM10*, PM2,5* et particules ultrafines par la végétations herbacée.
+ Contributions potentielle de la végétation grimpante (lierre) sur les façades et des toitures végétalisées (herbacées pour le piégeage des particules.
EMISSION DE COMPOSES CHIMIQUES ET AERO-CONTAMINANTS– Emissions de terpènes variable selon les espèces végétales (les conifères par exemple émettent plus de terpènes). Les terpènes sont des précurseur d’ozone, polluant secondaire oxydant et phytotoxique.
– Emission de pollens +/- allergisants selon les espèces végétales. Or 10% de population française est atteinte de pollinose*.

AMENAGEMENT VEGETALE ET GESTION DE LA VEGETALISATION EN VILLE
– Selon leur densité de plantation et leur morphologie, les arbres peuvent altérer l’écoulement de l’air dans les rues, ce qui concentre la pollution.
– Usage de produits phytosanitaires pour l’entretien de la végétation urbaine.
EFFET BISE-VENT DES ARBRES-Diminution des infiltrations d’air dans les bâtiments : concentration des polluants de l’air intérieur.
Sources : Atmo, Internet

*NO² = dioxyde d’azote
*CO² = dioxyde de carbone
*NOx = Oxyde d’azote (mélange d’oxygène et d’azote)
*PM10 = Objectif de qualité PM10 : 30 µg/m3 en moyenne annuelle.
*PM 2,5 = Pour les PM2,5, il n’y a pas de réglementation. L’Union européenne a fixé son objectif de qualité à 20μg/m3 en moyenne sur l’année. Le Grenelle de l’environnement souhaitait arriver à 15μg/m3. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande, elle, une valeur de 10 μg/m3.
*COV = Composé organique volatil (hydrocarbures, solvants,….)
*Pollinose = Allergies aux pollen

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

error: Ce contenu est protégé