Mois : mai 2020

La végétalisation !

En quoi consiste la « végétalisation ?

Une végétalisation consiste en un ensemble d’opérations visant à recouvrir un site de végétation, herbacée, arbustive ou arborescente. la végétalisation ou le verdissement est un terme commun dont le but est la plantation et la sélection appropriées des plantes sur ou à proximité de bâtiments et dans les parcs.

La végétalisation correspond à :

Un processus naturel de résilience écologique passant par une re-colonisation spontanée par une flore pionnière (algues, mousses, lichens, graminées, légumineuses, etc.) puis secondaire évoluant vers un stade théorique climacique, en passant par la restauration d’une succession écologique normale,
Un processus volontaire de replantation et de reconstruction du sol des terrains perturbés par l’homme ou suite à une catastrophe naturelle, on parle aussi de végétalisation des toitures et terrasses dans l’architecture.

IMPACTS SUR LE CLIMAT ET L’ENERGIE

PARAMETRESEFFETS
OMBRES DES ARBRES+ Diminution des températures locales (de 1 à 5°)
+ Réduction de la qualité d’énergie solaire reçue par les bâtiments
+ Baisse des coûts de climatisations
– Augmentation des coûts de chauffage en hiver si arbres à feuilles pérennes. Meilleure baisse globale des coûts énergétiques en plantant une majorité d’arbres à feuilles caduques.
EFFETS BRISE-VENT DES ARBRES+ Effet isolant : Réduction du taux d’infiltration de l’air froid extérieur et de la perte de chaleur vers l’extérieur.
+Réduction des apports énergétique pour le chauffage des bâtiments, meilleur avec des arbres (haies) à feuilles pérennes.
EVAPORATION (Végétalisation rase des pelouses et arbres)+ Rafraîchit l’air dans les espaces verts non ombragés (effet 2x moindre que l’ombre des arbres)
SUPERFICIE DE L’ESPACE VERT+ L’effet rafraîchissant augmente avec la superficie de l’espace vert.
+ Des espaces verts de plus petite surface peuvent aussi contribuer efficacement au rafraîchissement de l’air.
+ De petits espaces verts (10 ares), séparés d’intervalles suffisants (200 m) pourraient avoir une action globale plus efficace par rapport aux grands parcs.
TOITURES ET MURS VEGETALISES+ Rafraichissement de l’air environnant (sur les toits et dans les rues) par les plantes grimpantes sur les bâtiments (vignes, lierre)
+ Atténuation des pics de températures estivaux au niveau des façades (de 4 à 6°).
+ Effet isolant : rafraîchissement de l’intérieur des bâtiments par les plantes grimpantes (vigne, lierre)

IMPACT SUR L’EFFET DE SERRE

PARAMETRESEFFETS
PHOTOSYNTHESE+ Réduction des émissions de polluants liées aux chauffages et climatisation.
– Parmi les espèces les plus efficaces pour la séquestration du CO² (35 % des quantités de CO²* piégés), figurent des espèces indésirables et hautement invasives.
EMISSIONS DE COMPOSES CHIMIQUES– Contribution indirecte à l’augmentation de l’effet de serre à cause des émissions de terpènes (COV* donc précurseur d’ozone, qui est un gaz à effet de serre).

IMPACT SUR LA QUALITE DE L’AIR

PARAMETRESEFFETS
REGULARISATION DES TEMPERATURES DES BÂTIMENTS+ Réductions des émissions de polluants liées aux chauffages et climatisation
ENTREE DES POLLUANTS GAZEUX VIA LES STOMATES 0 LA SURFACE DES FEUILLES+ Absorbation du NO²* par les herbacées, arbuste et arbres mise en évidence en laboratoire (espèces à feuilles caduques plus efficaces).
+Effet faible mais significatifs de la présence d’arbres sur la diminution des NOx* en milieu réel (site exposé au trafic routier)
+ Absorption des COV* oxygénés par les arbres à feuilles caduques (par ex : peuplier), mesurée dans plusieurs écosystèmes : absorption plus rapide dans les forêts denses et au niveau de la canopée. à feuilles caduques (par ex : peupliers), mesurée dans
ACCUMULATION DES PARTICULES SUR LES FEUILLES+ Piégeage des particules ( ex : mélèze, pin, cyprès, épicéas) mais aussi les feuillus (ex : érable, peuplier, chêne vert, alisier blanc). Les conifères et arbres à feuillage persistant seraient plus efficaces.
+ Fixations des PM10*, PM2,5* et particules ultrafines par la végétations herbacée.
+ Contributions potentielle de la végétation grimpante (lierre) sur les façades et des toitures végétalisées (herbacées pour le piégeage des particules.
EMISSION DE COMPOSES CHIMIQUES ET AERO-CONTAMINANTS– Emissions de terpènes variable selon les espèces végétales (les conifères par exemple émettent plus de terpènes). Les terpènes sont des précurseur d’ozone, polluant secondaire oxydant et phytotoxique.
– Emission de pollens +/- allergisants selon les espèces végétales. Or 10% de population française est atteinte de pollinose*.

AMENAGEMENT VEGETALE ET GESTION DE LA VEGETALISATION EN VILLE
– Selon leur densité de plantation et leur morphologie, les arbres peuvent altérer l’écoulement de l’air dans les rues, ce qui concentre la pollution.
– Usage de produits phytosanitaires pour l’entretien de la végétation urbaine.
EFFET BISE-VENT DES ARBRES-Diminution des infiltrations d’air dans les bâtiments : concentration des polluants de l’air intérieur.
Sources : Atmo, Internet

*NO² = dioxyde d’azote
*CO² = dioxyde de carbone
*NOx = Oxyde d’azote (mélange d’oxygène et d’azote)
*PM10 = Objectif de qualité PM10 : 30 µg/m3 en moyenne annuelle.
*PM 2,5 = Pour les PM2,5, il n’y a pas de réglementation. L’Union européenne a fixé son objectif de qualité à 20μg/m3 en moyenne sur l’année. Le Grenelle de l’environnement souhaitait arriver à 15μg/m3. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande, elle, une valeur de 10 μg/m3.
*COV = Composé organique volatil (hydrocarbures, solvants,….)
*Pollinose = Allergies aux pollen

La crise du coronavirus n’est pas une bonne nouvelle pour le climat ?!

Quand les cartes des émissions de gaz à effet de serre en Chine, avant et après le déclenchement de l’épidémie de Coronavirus, ont été publiées, certains ont immédiatement crié victoire. Quand la circulation automobile s’arrête, quand les usines ne tournent plus, quand les gens sont enfermés chez eux, l’air devient respirable et le climat s’en porte mieux, sans délai. Nous vivions là une expérimentation grandeur nature de ce que pourrait être la fameuse « décroissance » prônée par certains militants écologistes.

Mais la réalité est toute autre. La crise du Coronavirus n’est pas bonne pour le climat. Elle peut même compromettre tous les efforts faits en la matière.

Cela paraît une évidence : quand toute activité humaine s’arrête, la pollution de l’atmosphère par le carbone diminue dans de fortes proportions. Une lapalissade qui, au passage, devrait convaincre les quelques récalcitrants climatosceptiques de la réalité du caractère anthropique du dérèglement climatique. Les émissions de CO2 baissent et ont déjà baissé dans le passé à cause des guerres, des chocs économiques et des baisses sensibles d’activité. Mais toujours, après la crise, l’économie se redresse et les activités reprennent de plus belle, tout comme les courbes des émissions de gaz à effet de serre.

Personne ne peut souhaiter que la crise épidémique que nous traversons dure pour réduire l’impact humain sur le climat. Qui peut souhaiter l’arrêt de l’activité humaine, les confinements, les malades et les morts ?

Même les plus ardents défenseurs du climat répugnent à se réjouir de cette situation.
Tous s’accordent à affirmer que l’épidémie de Coronavirus et la fourniture de soins appropriés doit être la priorité absolue en ce moment.

L’urgence climatique est toujours là malgré le Coronavirus. Or c’est là le danger. Il est légitime que toute notre attention et nos ressources soient consacrés à l’épidémie ; c’est un enjeu immédiat de santé publique, de vie ou de mort. Néanmoins, la lutte pour enrayer le Coronavirus et soigner la population nous détournent inévitablement des défis du dérèglement climatique, à un moment crucial où il faut faire des progrès rapides.

La menace de nous désintéresser de l’urgence climatique, de baisser la garde ou de ne plus avoir les ressources disponibles pour mener des politiques bonnes pour le climat est sérieuse pour plusieurs raisons. Celles qui concernent l’économie sont en passe de devenir les plus visibles.

Les marchés financiers :

Si les marchés financiers se bloquent, il deviendra incroyablement difficile pour les entreprises d’obtenir le financement nécessaire pour faire avancer les projets en cours dans les domaines de l’énergie solaire, de l’énergie éolienne et des batteries, et encore moins d’en proposer de nouveaux. Aujourd’hui, les gouvernements tentent de soutenir l’économie mise à mal par la baisse d’activité due au Coronavirus. Les ressources vont à l’aide aux entreprises en difficulté et iront en masse aux banques pour qu’elles soutiennent l’activité.

De plus, les marchés financiers craignent un krach qui se traduirait par la chute de certaines banques et l’installation du spectre qui hante tous les économistes, la récession. Dans ce tableau, les financements verts seront relégués en un lointain arrière-plan au profit de mesures de sauve-qui-peut.

La guerre du pétrole :

En début de semaine, les prix mondiaux du pétrole ont fait un plongeon historique. A première vue, il s’agirait d’une réaction des pétroliers à la baisse d’activité du monde causée par l’épidémie. En réalité, ce jeu sur les cours du pétrole relève de la guerre entre rois de l’or noir. Guerre entre la Russie qui se veut intraitable sur les niveaux de production de ses combustibles fossiles et l’Arabie Saoudite qui s’est lancée dans une opération de cassage des prix à grande échelle. Le prix du pétrole est passé de environ 68$ en janvier/février à 36$ le baril. Pour info, 1 baril contient 159 litres, soit environ 0,22/litre. On n’avait pas vu un prix du baril de pétrole aussi bas depuis longtemps.
L’objectif derrière de ramdam est aussi de casser la morgue des Américains qui ont retrouvé leur indépendance énergétique en menant, contre toute logique climatique, une politique soutenue de production de pétrole issu de gaz de schiste. Un pétrole cher mais qui pouvait rivaliser avec les autres sources d’approvisionnement quand leurs cours étaient hauts. Si le pétrole d’Arabie se vend à prix cassé, le pétrole de Trump se retrouve pénalisé et son avenir menacé. Or le prince d’Arabie saoudite tout comme Vladimir Poutine se rejoignent pour partager un but commun : abattre définitivement le pétrole américain.

Dans cette bagarre, les consommateurs voient simplement les prix à la pompe baisser. Si cette tendance perdure, le pétrole se retrouvera tout ragaillardi dans sa compétition avec l’électrique. Les voitures électriques, déjà plus chères que celles à combustible fossile, risquent de se retrouver très difficiles à vendre. Tant pis pour le climat. Les financiers ne s’y sont pas trompés : les cours de l’action de Tesla se sont effondrés.

Guerre des approvisionnements :

La Chine est le plus gros producteur au monde de panneaux solaires, d’éoliennes et de batteries lithium-ion qui alimentent les véhicules électriques. L’épidémie de Coronavirus a gravement perturbé la production chinoise, tout le monde a pu s’en apercevoir. Baisse de production et interruption des circuits d’approvisionnement ont grippé toute l’industrie et notamment celles des énergies renouvelables. Les économistes ont soudain pris consciences des dangers que représentaient la mondialisation et la mise en œuvre à outrance du concept de « chaînes de valeurs ».

Pour l’avenir, nous jure-t-on, les industriels seront plus prudents et ne mettront plus leurs œufs dans le même panier. Mais en attendant que les politiques changent, si elles changent un jour, des secteurs entiers liés à l’économie verte se retrouvent durablement paralysés.

Des industries fossiles qui actionnent toujours, en arrière-plan, le théâtre de marionnettes de la politique mondiale. La situation pourrait empirer si, d’aventure, l’administration Trump, comme certains de ses membres semblent le préconiser, voulait profiter de la faiblesse conjoncturelle de la Chine pour mettre en œuvre des mesures supplémentaires de restriction du commerce. Les chaînes d’approvisionnement des industries d’énergie propre se retrouveraient alors définitivement condamnées au bénéfice des industries fossiles qui actionnent toujours, en arrière-plan, le théâtre de marionnettes de la politique mondiale.

Regains autoritaristes :

Ces dernières années, le changement climatique est devenu une priorité de plus en plus importante pour l’électeur moyen et la force motrice d’un mouvement croissant de jeunes activistes dans le monde entier, qui fait pression sur les politiciens pour qu’ils prennent des mesures sérieuses pour la planète. C’est ainsi que l’on a pu voir au cours des dernières élections, notamment en France, la montée en puissance des partis verts et leur installation apparemment durable dans le paysage politique.

Mais les craintes pour la santé publique et les risques pour l’économie, pourraient détourner l’attention des citoyens des problématiques d’urgence climatique. Les électeurs se concentreront sur leurs intérêts immédiats, de très court terme, en matière de santé et d’argent et relègueront au second plan les préoccupations environnementales de moyen et long terme.

De plus, la gestion de la crise du Coronavirus exige des mesures extraordinaires qui entravent quelques-unes des libertés essentielles des gens. On a vu comment la Chine pouvait sans complexe enfermer plusieurs dizaines de millions de personnes ou recourir à des moyens de surveillance qui feraient se hérisser tous les défenseurs des libertés individuelles. Les observateurs ont fait remarquer que ces dispositions ne pouvaient être prises qu’en Chine, et seraient impossible à reproduire ailleurs. Mais, les résultats de la Chine dans sa lutte contre l’épidémie se sont révélés très positifs. Si on en croit les chiffres chinois, validés par les experts de l’OMS, la Chine est parvenue à endiguer si ce n’est éradiquer l’épidémie. Il est très probable de d’autres pays voudront reproduire ce modèle. L’Italie en est l’exemple, venant de décider l’interdiction de tout déplacement sur l’ensemble de son territoire.

Autant de mesures qui reportent sine die toutes les politiques de lutte contre le changement climatique.

Le salut dans la tech ?

Si l’on veut malgré tout rester optimiste, on pourra trouver dans cette crise du Coronavirus l’occasion de mettre en pratique des comportements à faible intensité carbone, et de s’y habituer. C’est le cas du travail à distance, de la limitation des déplacements professionnels, du télé-enseignement, de la télémédecine, de la visioconférence. Sur la côte Ouest des Etats-Unis, plusieurs grands groupes (Amazon, Microsoft, Google…) ont recommandé à leurs employés de travailler de chez eux, surtout dans la région de Seattle, un foyer américain du Covid-19. À San Francisco, certaines écoles ont déjà prévenu les parents d’élèves qu’elles pourraient assurer des cours à distance par visioconférence, en cas de fermeture.

Les entreprises de réalité virtuelle (VR) voudraient aller encore plus loin. Alors que les salons professionnels sont annulés les uns après les autres, certains opérateurs proposent de les remplacer par des conférences numériques. Le groupe taïwanais HTC a ainsi annoncé ce vendredi 6 mars que les participants à sa conférence sur Vive, sa marque de VR, pourraient y assister via des casques, en immersion virtuelle. Plus de déplacements, de voyages en avion à fort empreinte carbone … Le Coronavirus montrerait-il qu’il est donc possible de travailler autrement avec, au passage, beaucoup moins d’impact sur la planète ?

Sources : https://up-magazine.info/ – https://prixdubaril.com/

Le tout en 1 : La lombriculture !

La technique du lombricompsotage consiste en la valorisation de déchets organiques par des vers de terre. Pour rendre cette technique possible, les vers composteurs sont élevés afin qu’ils puissent transformer des matières organiques et des biodéchets ménagers en engrais naturel. C’est donc la digestion des déchets par les vers qui permet de produire le lombricompost : un engrais naturel.

Je vous avais parlé dans un précédent article du recyclage de nos déchets alimentaires. Nous pourrions développer sur notre territoire la pratique du lombricompost.

Notre objectif serait de développer cette technique de fertilisant naturel à moyenne/grande échelle.

Déchets organiques ménagers

Ce produit final serait destiné à tous les acteurs de l’agriculture bio et raisonnée. Du jardinier aux collectivités en passant par les maraîchers ou les agriculteurs. Utile aussi bien pour prendre soin de potagers que des terres agricoles et des espaces verts. Ce produits permettrait aussi bien d’accroître la production agricole que l’entretien des sols. Une démarche qui s’inscrit pleinement dans la transition de notre modèle agricole.


La lombriculture, alternative aux produits phytosanitaires

Cette culture et la fabrication d’un engrais naturel apparaît alors comme une alternative durable aux intrants chimiques et aux produits phytosanitaires. D’autant plus que ces bio-engrais ont une double action. D’une part, cela assure la productivité des sols et favorisera les cultures, d’autre part, les bio-engrais agissent également sur la qualité des sols.

La lombriculture produit finalement le biohumus, c’est ce qui va agir sur les cultures. Parallèlement, le biohumus augmenterait la rétention d’eau et pourrait alors réduire les besoins en eau pour les cultures. Enfin, ces engrais joueraient un rôle de phytoremédiation* et régénéreraient les sols afin de booster la croissance des plantes.

Avec cette technique nous pourrions réduire l’utilisation des produits phytosanitaires dans les cultures pour favoriser les productions agricoles mais surtout sans détériorer les sols. En somme, ces produits permettent de tendre vers l’agroécologie*, c’est-à-dire, vers une gestion durable de l’agriculture nationale.

*La phytoremédiation est une technique de dépollution des sols, de l’eau ou de l’air en utilisant des algues, champignons ou plantes. Exemples et définition de cette technique agroécologique et de ses perspectives en matière d’agriculture durable.
*Il s’agit d’une philosophie permettant de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes.

Notre Territoire Nord-Isèrois.

Pont de Chéruy – Charvieu-Chavagneux – Tignieu-Jameyzieu – Villette d’Anthon – Anthon – Chavanoz – Crémieu – St Romain de Jalionas – Leyrieu – Satolas-et-Bonce – Chozeau – Chamagneu – Villemoirieu

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